« Picture Study » : Michel-Ange Buonarroti

Autoportrait

Sculpteur, architecte, peintre et poète, Michel-Ange (1475 – 1564) est l’incarnation parfaite de l’artiste de la Renaissance, polyvalent et curieux de tout. Contrairement à son grand rival Raphaël, c’est un travailleur acharné, solitaire et asocial, uniquement guidé par sa passion tourmentée de l’art…

Michel-Ange naît dans une famille d’origine florentine. Lorsque sa mère meurt 6 ans après sa naissance, il est placé chez une nourrice dont le mari est tailleur de pierre.

 A 13 ans, il intègre l’atelier d’un peintre de Florence, et copie les fresques de Giotto et de Masaccio. Puis il suit les cours d’une école de sculpteurs sous la protection de Laurent de Médicis, dont il copie les statues antiques. Il est aussi bercé par les enseignements des philosophes humanistes.

Entre 15 et 17 ans, il réalise ses premiers reliefs sculptés, comme : La Vierge à l’escalier.

La Vierge à l’escalier

La Piéta

David

Quand il arrive à Rome à 21 ans, Michel-Ange est déjà considéré comme l’un des plus grands sculpteurs de son temps : on admire sa dextérité technique ainsi que ses connaissances en proportions et en anatomie.

C’est à cette époque qu’il réalise la célèbre Pietà, prouesse technique : il réalise une sculpture grandeur nature dans un seul bloc de marbre !

Cette sculpture illustre sa volonté de conférer à ses statues une émotion profonde qui leur donne davantage de vie.

 

 

Après avoir passé 5 ans à Rome, il rentre à Florence où il réalise plusieurs sculptures. Sa grande œuvre florentine est la sculpture David.

Elle résulte d’un véritable défi : un bloc de marbre déjà dégrossi puis abandonné est confié à Michel-Ange ; après 3 ans de travail passé caché derrière un fortin de bois, la sculpture est dévoilée.

Dans ses sculptures, il met en avant ses connaissances précises de l’anatomie, qui leur donnent un réalisme encore jamais atteint.

En 1505, Michel-Ange retourne à Rome sur la demande du Pape Jules II pour construire son tombeau. Il s’agit d’un monument funéraire majestueux et colossal, à l’image des mausolées antiques. Michel-Ange est considéré comme le père du maniérisme, mouvement qui se focalise sur le mouvement en exagérant la forme, la torsion du corps humain et l’utilisation des couleurs vives

Mausolée de Jules II

Détail : Moïse

En 1508, le pape le rappelle à Rome pour exécuter les fresques de la voûte de la chapelle Sixtine.

Pendant 4 ans, Michel-Ange travaille jour et nuit à cette entreprise titanesque, suspendu à plusieurs mètres du sol sur un échafaudage. Cette position inconfortable et la rapidité d’exécution qu’impose la technique de la fresque l’épuisent. Il privilégie les forts contrastes de couleurs pour animer les scènes et les rendre plus vivantes.

Puis Michel-Ange alterne les séjours à Rome et à Florence, continuant les nombreux chantiers commencés. Il termine ainsi les fresques des extrémités de la Chapelle Sixtine, Le jugement dernier et La chute des Anges rebelles. Puis il s’occupe essentiellement d’architecture, par exemple le Dôme de la Basilique Saint Pierre. Il invente un style majestueux, monumental, parfois démesuré.
Il meurt d’épuisement en février 1564… 

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