L’année des 3 ans – 1ère quinzaine de novembre

Halloween étant le 31 octobre, et Ptit Lutin étant encore un peu petit pour entendre parler de sorcières, fantômes et autres esprits, j’ai basé cette quinzaine sur les citrouilles, comme l’année dernière.

Quelques petites adaptations par rapport aux semaines précédentes : je vais essayer d’introduire plusieurs comptines et jeux de doigts, un par un, pour varier les plaisirs tout en ne surchargeant pas Ptit Lutin de nouveautés. Nous verrons ce que ça donnera dans les prochains jours !

 

Novembre, semaines 1 et 2

fabriquer une citrouille (12)

Jeu de doigts : 

Dans mon potager :

faire le tour de la paume de la main ouverte avec le doigt

celui-ci a mangé un potiron

replier le pouce

celui-ci a mangé une citrouille

replier l’index

celui-ci a mangé un potimarron

replier le majeur

celui-ci a mangé une courge.

replier l’annulaire

Et le petit ? Il ne lui reste plus rien du tout !

tenir l’auriculaire

Il lèche le plat, lèche le plat, lèche le plat !

Tenir l’auriculaire et lui faire frotter la paume de la main…

Poème – Chanson :

 Je prends un potiron

Et un petit couteau

D’abord j’enlève la terre,

et puis j’enlève la peau.
Puis je le découpe,

en tout petits petits morceaux.
Pour faire la soupe,

je les jette dans l’eau :

plouf !

Sur l’air de « J’habite une maison citrouille » :

Qu’est-ce qu’elle est belle ma citrouille,

Qu’est-ce qu’il est beau mon gros potiron !

Qu’est-ce qu’elle est belle ma citrouille,

Qu’est-ce qu’il est beau mon gros potiron !

J’aime sa couleur, 

J’aime son odeur,

Mais c’que j’préfère, c’est sa saveur,

Quand on en fait d’la tarte au beurre !

Creuse la terre,

Sème les graine,

Y’en aura l’année prochaine !

Histoire – Conte : 

Dans le champ près du bois, comme tous les ans, le vieil homme avait planté des citrouilles. Au milieu des unes et des autres, il y en avait une qui était particulièrement belle : elle était très grosse, d’une forme aux courbes rebondies, d’un orange éclatant, et sa peau brillait au soleil d’automne… Ses feuilles d’un vert profond s’étendaient autour d’elle en un beau tapis de verdure, et ses tiges tournicotaient élégamment dans toutes les directions. C’était vraiment la plus belle de toutes les citrouilles qui avaient jamais poussé dans ce potager ! Et toutes les plantes du jardin, tous les animaux de la basse-cour et des bois en parlaient : « Avez-vous vu la magnifique citrouille dans le potager du vieil homme ? »

La grosse et belle citrouille en conçut beaucoup de fierté et devint petit-à-petit très orgueilleuse. Elle se mit à parler d’une voix hautaine à ses sœurs : « Ah, si vous saviez ce que c’est dur d’être si belle ! il faut toujours que je me méfie des animaux qui voudraient grignoter mes feuilles tellement appétissantes, je dois faire attention aux autres plantes qui me cachent le soleil dont j’ai tant besoin… Et si le vieil homme oubliait une jour de m’arroser, qu’arriverait-il ? »

Plus les jours passaient au potager, et plus elle devenait vaniteuse. Elle comparait ses formes généreuses à celles de ses sœurs plus modestes, elle vantait sa si belle couleur qui faisait paraître les autres citrouilles ternes, elle étalait ses épaisses feuilles vertes par-dessus les autres légumes, même s’ils souffraient du manque de soleil… Et surtout, plus le soir d’Halloween approchait, plus elle se vantait de devenir la citrouille qui serait choisie pour orner le rebord de la fenêtre du vieil homme. C’était une tradition : chaque année à la même époque, le vieil homme choisissait la plus jolie, la plus grosse et la plus appétissante des citrouilles de son potager ; il la creusait soigneusement pour y faire apparaître de grands yeux. Avec la chair, il confectionnait une délicieuse tarte dont l’odeur embaumait tous les environs : les animaux du bois venaient tous, ce soir-là, lorsque le soir était venu, pour se régaler de son odeur et admirer la citrouille dans laquelle le vieil homme avait placé une petite bougie qui brillerait toute la nuit. Tous les enfants du village voisin faisaient la route, eux aussi, pour l’admirer ! Chaque année, toutes les citrouilles du potager grandissaient avec le secret espoir de devenir la reine de la nuit d’Halloween ! Et cette année, notre citrouille était sûre et certaine qu’elle serait choisie… 

C’est pourquoi elle se moquait de ses sœurs qui continuaient à faire des efforts pour grandir, grossir et devenir plus oranges… Elle se moquait des poireaux qui poussaient pour devenir une simple soupe, pour les oignons qui ne seraient jamais plus gros qu’une balle… Mas une nuit, alors que l’orgueilleuse citrouille s’était endormie en prenant soin d’étaler ses feuilles au clair de lune pour les rendre brillantes, un escargot affamé grignota une à une chacune de ses si tendres feuilles vertes… Au réveil, la citrouille poussa des cris horrifiés : elle était défigurée, toutes ses feuilles étaient percées ! Elle se consola en se disant que le vieil homme ne garderait pas ses feuilles, et qu’il ne regarderait que son gros ventre rebondi. Et elle continua à se vanter de sa beauté et du succès qu’elle aurait le soir d’Halloween.

 La nuit suivante, une limace vint à son tour, et grignota toutes ses petites tiges qui tournicotaient si joliment dans les airs… Au réveil, la citrouille poussa des cris horrifiés : elle était défigurée, toutes ses tiges étaient mangées ! Elle se consola en se disant que le vieil homme ne garderait pas ses tiges, et qu’il ne regarderait que son gros ventre rebondi. Et elle continua à se vanter de sa beauté et du succès qu’elle aurait le soir d’Halloween.

La nuit suivante, une petite souris s’approcha doucement. Et elle creusa un petit trou dans son écorce, tout près du sol, juste pour goûter ! Au réveil, la citrouille poussa des cris horrifiés : elle était défigurée, sa belle écorce avait été percée ! Elle se consola en se disant que le vieil homme ne regarderait peut-être pas si près du sol, et qu’il ne regarderait que son gros ventre rebondi. Et elle continua à se vanter de sa beauté et du succès qu’elle aurait le soir d’Halloween.

La nuit suivante, c’était la veille d’Halloween. La petite souris revint, et commença à creuser l’écorce pour prendre un petit peu de la chair si appétissante de la citrouille, et en apporter à ses nombreux petits… Au réveil, la citrouille poussa des cris horrifiés : elle était définitivement défigurée ! Cette fois, c’était fini, jamais elle ne serait choisie par le vieil homme pour la soirée d’Halloween… Et effectivement, lorsque le vieil homme vint dans son potager pour choisir la reine d’Halloween, il cueillit avec précaution une des sœurs de l’orgueilleuse citrouille. Tous les légumes du potager et les animaux de la basse-cour se réjouirent pour la chanceuse ! Tous, sauf l’orgueilleuse citrouille, qui pleura amèrement sa déception… 

Le soir-même, chacun put admirer la jolie citrouille qui avait été choisie, éclairée délicatement par une bougie, et se régaler de l’odeur de la tarte posée sur le rebord de la fenêtre du vieil homme… L’orgueilleuse citrouille se lamentait encore sur son triste sort, lorsqu’elle entendit la petite souris qui revenait… Tout d’abord, elle lui cria de s’en aller, parce que c’était sa faute, ce qui lui arrivait ! Mais en voyant la petite souris si frêle, maigre, fragile et grelottante tourner le dos et repartir la tête basse, son cœur fut touché… « Attends ! » cria-t-elle… « Pourquoi étais-tu venue ?

_ J’ai une nombreuse famille, expliqua la souris. Tous mes petits sont affamés lorsque le froid vient… Je ne peux plus les nourrir comme il faut.

_ Alors va donc chercher ta famille, dit la citrouille. Puisque je n’ai pas été choisie comme reine, autant que je serve à quelque chose… Vous pourrez manger autant que vous voudrez, je suis la plus grosse citrouille de tout le potager ! Vous n’aurez jamais faim si vous restez près de moi… »

La souris se dépêcha d’aller chercher tous ses enfants, avant que la citrouille change d’avis, et ils se mirent tous à la grignoter de bon cœur…Ce fut le meilleur de tous leurs repas ! La nuit venue, rassasiés, ils s’endormirent à l’intérieur de la citrouille qu’ils avaient creusée, blottis les uns contre les autres. Leurs ronflements paisibles attirèrent un couple de vers luisants qui cherchait un refuge pour la nuit. Intimidés par le mauvais caractère de la citrouille, ils n’osaient s’approcher, lorsqu’elle les appela doucement, pour ne pas réveiller les souris : « Approchez, dit-elle. Vous pouvez venir si vous voulez. D’ici, vous pourrez admirer ma sœur qui trône sur le rebord de la fenêtre. Regardez comme elle est belle ! » Alors les vers luisants s’installèrent eux aussi au creux de la citrouille. Là, protégés du froid, ils se mirent à briller de mille feux ! La citrouille sentait les souris dormir paisiblement contre son cœur, elle sentait la lumière des vers luisants qui la réchauffait de l’intérieur, et pour la première fois de sa vie, elle se sentit vraiment heureuse. Pas de la joie superficielle qu’elle ressentait quand elle se trouvait si belle et était sûre d’être élue reine d’Halloween, non : un vrai bonheur, de celui qui nous réchauffe de l’intérieur, quand on aide ceux qui en ont besoin.

Et cette nuit-là, les enfants du village découvrirent non pas une, mais deux reines d’Halloween : la première, que le vieil homme avait creusée et dans laquelle il avait placé une bougie, et qui trônait sur le rebord de sa fenêtre. Et la seconde, creusée par des souris et illuminée par des vers luisants, au milieu du potager, n’était pas moins belle !

Sensoriel : 

 Toujours le sac à mystères, Ptit Lutin en redemande !

Nous goûterons aussi plusieurs plats à base de citrouille, potiron, potimarron durant cette quinzaine : gratins, tartes sucrées et salées, gâteaux, biscuits, soupe, crudités râpées…

Nous ferons de la peinture avec du orange !

 

Corporel : 

 Un jeu de tresse cette quinzaine :

Se tenir l’un en face de l’autre en se tenant les mains 

« Je fais d’la soupe à la citrouille

faire des ronds avec les mains pour mimer la cuillère qui tourne la soupe

Je touille, je touille, je touille,

faire une tresse (comme dans « Scions du bois »)

En mangeras-tu ?

Mettre les mains devant la bouche de l’autre

Non !

Les mains reviennent à leur position de départ

Je fais d’la soupe à la citrouille,

Je touille, je touille, je touille,

En mangeras-tu ?

Non !

Je fais d’la soupe à la citrouille,

Je touille, je touille, je touille,

En mangeras-tu ?

Oui, c’est cuit !!! »

Les mains s’envolent pour former un arc de cercle et redescendent sur les côtés.

Activités : 

 Nous avons fabriqué une citrouille en papier mâché pour pouvoir dire le conte, elle sèche et j’espère qu »elle sera prête demain…

De la cuisine pour goûter tous nos plats à base de potiron,

des balades dans la nature toujours,

et je posterai d’autres articles (si j’ai le temps) lorsque nous ferons des activités plus spécifiques…

Célébration : 

Halloween, pour nous, sera la « Fête de la Citrouille ». Durant cette journée, je raconterai le conte devant toute la famille, nous cuisinerons un bon repas où tout sera à base de potiron, puis nous creuserons une citrouille pour en faire une lanterne ! 

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2 réponses

  1. missK dit :

    coucou!

    tu connais celle-ci? http://www.123-musique.fr/musicdocs/210/22/La-soupe-a-la-citrouille

    • Camélicot dit :

      Non, je ne la connaissais pas, et elle est encore mieux que celle que j’ai inventée  !

      Nous l’essaierons demain, je pense qu’elle va être adoptée…

      Merci MissK !

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