Comprendre les pleurs de son enfant
« Quand le cri est-il utile ?
Chez le nouveau-né, le cri forme les poumons et il est nécessaire que j’enfant crie
pendant plusieurs minutes chaque jour pour que les poumons s’ouvrent bien.
Combien de temps un très jeune enfant doit-il crier ?
De 15 à 30 minutes par jour.
Quelle est la nature de ce cri ?
Il est fort et énergique. La face de l’enfant devient rouge, c’est en fait un hurlement qui
est nécessaire à la santé. C’est l’exercice du bébé.
Comment définir le cri d’un enfant gâte ?
Même les très jeunes enfants crient pour qu’on les berce, qu’on les promène, qu’on mette
une lumière dans leur chambre, qu’on leur donne un biberon à téter ou toute autre
mauvaise habitude qu’ils ont déjà acquise.
Comment être sûr qu’il s’agit de ce cri ?
S’il s’arrête immédiatement quand il reçoit ce qu’il désire et crie à nouveau quand on le
lui enlève.
Que faire d’un nouveau-né qui crie de rage ou pour obtenir quelque chose ?
Laissez-le crier tant qu’il le désire, il est rare qu’il ne se calme pas ensuite.
A quel âge commencer à jouer avec les bébés ?
Jamais avant quatre mois et, si possible, pas avant six mois. Moins vous jouez avec les
bébés, mieux cela vaudra.
Quel mal cela fait-il aux enfants de jouer avec eux ?
Cela les rend nerveux et irritables, leur donne un mauvais sommeil et encore bien
d’autres troubles. »
Ce bon docteur Holt préconisait les repas pris à heure fixe, l’arrêt des repas la nuit à cinq mois, et surtout il déconseillait de bercer les enfants, car c’était « inutile et parfois dangereux »…
A se demander comment nous avons réussi à survivre !
En gros, étudions de près ces conseils, et faisons carrément le contraire !
Voici maintenant, pour contrebalancer ce texte, un extrait du livre du Dc Mendelsohn, que vous connaissez maintenant :
«
Les enfants pleurent parce qu’ils ont faim ou qu’ils se sentent seuls, fatigués ou qu’ils sont mouillés ou qu’ils ont mal. Les gens compatissants ne refusent pas de consoler les adultes qui pleurent, quelle qu’en soit la raison.
Pourquoi, au nom du ciel, un parent aimant devrait-il refuser de consoler son enfant? Si votre enfant pleure, ne le laissez pas, prenez-le dans vos bras et cherchez la cause de son chagrin.
S’il pleure la nuit parce qu’il se sent seul ou qu’il a peur, prenez-le dans votre lit.
Les psychologues et les psychiatres m’en veulent beaucoup de ce dernier conseil. Je me souviens d’une émission de télévision avec Tine Thevenin, auteur de The Family Bed (Le lit familial) et un psychiatre qui l’attaquait en invoquant le complexe d’OEdipe et d’autres théories.
On me demanda mon avis et je répondis que j’étais d’accord avec le psychiatre. J’expliquai que les psychiatres ne devaient pas prendre leurs enfants dans leur lit… mais que je n’y voyais aucune objection pour le commun des mortels ! »
A méditer…
Ah j’aime beaucoup l’humour final !A part ça, quelle violence ! Comment les adultes (et le monde en général) pourraient-ils aller bien avec un tel début dans la vie ?… Heureusement, je pense qu’il y a toujours quelques rebelles pour n’en faire qu’à leur tête et leur coeur. Et heureusement encore, on revient de toutes ces théories (difficilement à mon avis).Sur les pleurs du bébé, je me souviens avoir lu à l’époque où j’étais (très) concernée un livre d’Aretha Solters (je crois) : « pleurs et colères des enfants et des bébés » (de mémoire). Et j’ai radicalement changé ma perception des choses. Ca fait aussi du bien aux parents.
Oui, malheureusement, les mentalités n’évoluent que lentement… On entend encore bien trop souvent que les bébés font des « caprices » et qu’il faut les laisser pleurer pour qu’ils ne deviennent pas
de vrais tyrans à la maison…
Alors armons-nous de patience… et expliquons autour de nous notre façon de faire, plus respectueuse des enfants (et de la famille en général)…
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Tous les professionnels de l’enfance ne sont pas aussi tordus que l’était ce « docteur ».
Lisez ce que disait, dans les années 50, Paulette Etavard, chroniqueuse dans une publication d’action catholique rurale :
« Un tout-petit a besoin de tendresse » Il fut un temps où, sous prétexte de puériculture scientifique, l’on interdisait dans les nurseries modernes tout contact entre bébés et infirmières. Seuls la hantise du microbe et le poids des rations alimentaires dominaient les préoccupations. L’on s’aperçut alors avec stupeur que ces petits poupons, élevés avec tant de soin, poussaient infiniment moins bien que ceux laissés dans leurs familles. Et ceci même si les familles étaient pauvres, voire même misérables, et leur hygiène douteuse. Les bébés de pouponnières, privés de la tendresse d’une maman, se révélaient moins forts, moins adroits, moins éveillés, parlaient et marchaient plus tard que les petits « poulbots » élevés à la diable. Quelle belle revanche de l’amour maternel ! La science inventa même un mot nouveau pour désigner le mal étrange qui retarde le développement de ces petits enfants sans affection : on dit qu’ils font de l’hôpitalisme. Non. On ne peut pas faire de l’élevage de petits d’hommes. Le bébé n’est pas non plus une plante qu’il suffit « d’arroser de lait » pour la faire pousser. C’est un petit être infiniment plus complexe qui a d’abord besoin de se sentir aimé. »
Bien entendu que tous les médecins ne préconisaient pas les mêmes âneries !
Et heureusement…
Je ne faisais que stigmatiser les propos d’UN médecin particulier, qui pourtant fut suivi par de nombreux parents et professionnels de santé.
Le premier exemple qui me vient à l’esprit lorsque je réfléchis à d’autres « professionnels » aux idées pour le moins évoluées, c’est Maria Montessori, grande dame de 1950 qui a développé, au départ
pour les enfants « différents », puis pour tous les autres, une éducation toute en douceur et en attention encres les besoins des bambins…
Les exemples sont donc nombreux de médecins soucieux du réel bien-être des enfants, heureusement ! ! !
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OUf ! Je suis perturbée par la reprise de mon travai, j’ai cru que le premier texte avait l’accord de la fée coquelicot ! Le deuxième texte est parfai et la point d’humour…