Substances toxiques dans les poissons

Substances toxiques (métaux lourds / antibiotiques) :

L’industrie de la pêche se trouve confrontée aux mêmes problèmes que ceux auxquels l’élevage industriel de masse doit faire face. De trop nombreux animaux sont maintenus sur un espace trop exigu ; pour prévenir et circonscrire les maladies, il s’avère nécessaire de leur inoculer des médicaments et des antibiotiques par le biais de leur nourriture.
Mais cela ne les empêche pas de tomber malades. Ceux qui parviennent à s’échapper des cages et à gagner le large contribuent à propager ces maladies parmi leurs congénères vivant en liberté, et les effectifs de ces derniers se trouvent décimés.
D’avantage que les animaux d’élevage herbivores, les poissons stockent et concentrent les substances toxiques, car ils consomment d’autres poissons qui eux-mêmes sont contaminés. La concentration en substances toxiques augmente à chaque échelon de la chaîne alimentaire.
Les résidus de ces substances toxiques sont en partie évacués dans les excréments et ils polluent le milieu marin. Les laboratoires indépendants retrouvent également des résidus d’antibiotiques dans la chair des poissons et des crevettes roses.
À l’état sauvage, les saumons parcourent des milliers de kilomètres. L’élevage en ferme piscicole est si dénaturé que leur chair ne prend plus cette couleur rose à laquelle les consommateurs sont habitués ; c’est pourquoi on ajoute des colorants artificiels à leur nourriture.

À l’instar de ce qui se passait encore il y a quelques années avec la viande, on fait croire au consommateur que le poisson est un aliment sain et nécessaire à une bonne santé. Quand on y regarde de plus près, on constate que cette consommation de poisson ne présente d’avantages ni pour la santé ni pour l’environnement. L’élevage industriel des poissons entraîne les mêmes problèmes que les autres formes d’élevage industriel.
Dans les deux cas, des êtres vivants se trouvent maintenus en captivité au mépris de tous leurs besoins naturels ; on les engraisse, on les maltraite et on les met à mort pour que les êtres humains puissent les consommer. »

Bernadette Raschle

Source: vegetarismus.ch (Association Suisse pour le Végétarisme)

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