« Picture Study » : Fra Angelico
par Camélicot · Publié · Mis à jour
Guido di Pietro (1395-1455), en religion Fra Giovanni, surnommé Fra Angelico (« le peintre des Anges »), avait un talent rare et parfait, mais aussi des qualités personnelles d’humilité et d’humanité qui transparaissent dans ses œuvres d’une religiosité émouvante… Religieux dominicain, il a cherché à associer les principes picturaux de la Renaissance aux vieilles valeurs médiévales de l’art.
Près de 100 ans se sont écoulés depuis que Giotto a vécu et travaillé à Florence ; et dans un village proche de celui où est né Giotto, un autre grand peintre est né : Guido. Il aurait pu devenir riche et célèbre grâce à son merveilleux talent pour la peinture ; mais au lieu de ça, à 20 ans, il décida d’entrer au couvent de Fiesole et de devenir moine dominicain ; il devint Fra Giovanni. Mais le nom sous lequel il est connu est Fra Angelico, un nom qui lui a ensuite été donné en raison de sa vie pure et belle et des tableaux célestes qu’il a peints. A l’époque, les Dominicains tentaient d’améliorer le monde en enseignant aux gens à avoir une vie bonne et honnête. Fra Angelico décida de faire connaître la vie de Jésus et des saints grâce à ses peintures. Il aimait les détails précieux, les figures élégantes et allongées. Il veillait à donner à ses personnages des proportions harmonieuses et équilibrées.
« Triptyque de Saint Pierre Martyr »
Fort de son talent, le jeune Fra Angelico passait son temps penché sur son livre de prières, voyant de ses yeux rêveurs des visions de saints et d’anges en robe blanche. Les paroles des moines prédicateurs ont disparu, mais l’enseignement de Fra Angelico, les leçons silencieuses de ses magnifiques images, sont aussi fraîches et claires aujourd’hui qu’à l’époque !
Ses tableaux sont remplis de lumière : c’est elle qui construit les formes et les explore dans leurs moindres détails.
« Le couronnement de la Vierge »
C’est certainement parce qu’il mettait beaucoup d’amour dans ses tableaux : on lit dans ses fresques la grande tendresse qu’il porte à Jésus, à Marie, à Joseph… Il les habille de couleurs vives et lumineuses, tout comme son contemporain, le peintre Masaccio.
« La Madone avec les Saints »
Fra Angelico essaie de suivre d’autres nouveautés de Masaccio : perspective, géométrie spatiale fondée sur le jeu des lignes.
« La Transfiguration du Christ »
La renommée de fra Angelico finit par sortir des murs du couvent et Côme de Médicis, l’un des puissants dirigeants de Florence, offrit aux Dominicain le couvent de San Marco, à Florence. Il a invité Fra Angelico à en décorer les murs. Un par un, des tableaux célestes ont été peints sur les murs des cellules et du cloître. Malgré son succès, Fra Angelico resta toujours souriant, il ne s’est jamais mis en colère, car il tait aussi humble et doux que les saints dont il aimait peindre les visages dans ses fresques.
Dans les fresques du couvent San Marco, apparaissent de nouvelles techniques inspirées par Masaccio ː une lumière diaphane, utilisée pour la première fois, enveloppe la composition, exaltant les couleurs et les masses plastiques des figures, et unifiant l’image. Elle deviendra l’une des caractéristiques les plus évidentes de son style.
« L’Annonciation »
Avec la maturité, les œuvres de Fra Angelico deviennent plus simples, avec une parcimonie dans la composition, sans distraction décorative superflue : les personnages sont peu nombreux et diaphanes, les arrière-plans clairs et inondés de lumière.
« L’Annonciation » (du corridor nord)