Réflexion sur l’instruction

Depuis plusieurs années, je me pose beaucoup de questions sur l’éducation et l’instruction de mes enfants.

J’ai moi-même été, enfant, assez perturbée par l’école. Je pense que j’étais une petite fille plutôt dégourdie et vive à la base, mais l’école m’a rendue maladivement timide, apeurée par toutes les nouveautés et l’inconnu, incapable de lier connaissance de moi-même avec les autres, angoissée par le jugement que les personnes que je cotoyais porteraient sur moi.

Du coup, au lycée, j’avais des crises d’angoisse terribles avant d’aller en cours, je vomissais toute la nuit lorsque je savais que je devais passer au tableau el lendemain, je faisais des migraines presque chaque fin de semaine… Bref la belle vie !

C’est pourquoi, pour mes propres enfants, j’ai cherché des solutions alternatives à cette école qui, malgré la bonne volonté de nombreux enseignants, altère la confiance en soi (et donc les capacités d’apprentissage), cristallise les inégalités et fait violence à nos petits… 

J’ai découvert la pédagogie Montessori, et j’ai été fascinée par son approche : on laisse le temps à chaque enfant d’apprendre à son rythme, on le laisse maître de ses découvertes en ne faisant que guider ses activités… et il faut dire que son approche des maths est absolument géniale, c’est grâce à la formation que j’ai faite sur cette pédagogie que j’ai ENFIN pu comprendre tout un tas de concepts mathématiques qui restaient pour moi complètement abstraits…

Pourtant, ces deux dernières années, suite à ma formation, j’ai approfondi mes connaissances sur cette pédagogie, et certains de ces aspects ne me conviennent pas tout à fait.

Par exemple, ce qui me dérnge le plus, c’est l’aspect froid et relativement austère : Maria Montessori elle-même a dit à la fin de sa vie qu’elle aurait du mettre en avant un aspect familial qui manquait cruellement… 

La deuxième chose qui me dérange, c’est le haro fait sur l’imaginaire : en Montessori, on dit qu’il ne faut pas raconter d’histoires ou de contes aux enfants avant qu’ils aient 8 ou 9 ans, voire plus pour certains, afin d’être sûr qu’ils ne s’enferment pas dans un monde imaginaire qui les coupera de la réalité. Je ne doute pas de la cohérence de ce propos vis-à-vis d’enfants particuliers, notamment d’enfants qui souffrent d’un handicap mental, qui les enferme déjà dans une réalité différente de la nôtre. Mais pour des enfants « normaux », sans problème particuleir, je trouve dommage de se priver de cette part de rêve que repréentent les contes et autres histoires. J’ai moi-même passé des moments de tendresse et de complicité incroyables tous les soirs, lrosque je racontais une histoire à mes enfantq. C’est devenu une tradition à la maison, et même à présent qu’ils sont grands, ils ne s’en passeraient pas !

Je note tout de même une précision : il est tout-à-fait différent, à mon sens, de raconter aux enfants une histoire, et de leur soutenir que cette histoire est vraie. On peut par exemple jouer sur la souris qui vient chercher les dents tombées, mais sans dire aux enfants que la souris des dents existe vraiment quelque part. Idem pour le Père Noël : vraiment, faire croire aux enfants au Père Noël est quelque chose qui me choque… Mais c’st une autre histoire, on y reviendra peut-être un autre jour !!

Et j’ai découvert la pédagogie Steiner, sur laquelle j’ai fait un article il y a quelques jours. Et là, j’ai trouvé ce qui me semble manquer à la pédagogie Montessori : l’importance de la famille nucléaire dans els premières années de l’enfant, l’accent mis sur le jeu libre, l’utilisation des contes, le contact avec la nature, l’importance des rythmes…

Bien entendu, ces deux pédagogies qui se veulent respectueuses de l’enfant se rapprochent sur beaucoup de points :

– l’importance de l’environnement, avec un mobilier et des outils adaptés à l’enfant, des matières nobles, un espace ordonné et qui appelle au calme et à la sérénité

– le respect de son rythme et de ses désirs, appréhensions, difficultés…

– des jeux simples

– la recherche des valeurs comme le respect de l’autre, le partage, le respect des choses qui nous entourent, l’amour du prochain…

Tout ça pour dire que même si mes deux premiers enfants sont scolarisés dans le système classique suite à un refus de leur père d’opter pour un choix moins classique, je souhaite instruire mes autres enfants à la maison. Et j’inaugure donc une nouvelle catégorie sur ce blog : Instruction en famille.

Bon, cette rubrique ne contiendra pas que des articles sur l’instruction à proprement parler, mais aussi l’éducation globale que je souhaite donner à mes enfants, mes tâtonnements pour trouver les méthodes que je veux appliquer, les résultats obtenus (ou pas ), mes lectures sur le sujet, mes réflexions… Bref un journal de bord de notre aventure pour une éducation et une instruction plus respectueuse.

Voilà, il n’y a plus qu’à la remplir, cette rubrique !

Alors à bientôt pour le deuxième article…

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2 réponses

  1. Anne-Marie dit :

    Je viens de trouver ceci, qui peut être intéressant à lire: http://www.revuesilence.net/index.php?page=livre_educlente,

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