A la découverte de Richard Strauss

Eclatante et originale, l’œuvre de Richard Strauss place ce grand compositeur allemand en mage des courants musicaux.

Fils d’un corniste virtuose, Richard Strauss a toujours baigné dans la musique. A 4 ans, il jouait du piano. A 6 ans, il commençait à composer. A 17 ans, ses premières œuvres sont interprétées en public. L’année suivante, il accompagne son père à Bayreuth pour une représentation de Parsifal et découvre Wagner, qui l’influencera profondément.

En 1884, sa Symphonie en fa mineur est jouée par l’orchestre philarmonique de New York : le jeune prodige n’a que 20 ans !

A cette époque, un célèbre chef d’orchestre l’engage comme assistant. Richard Strauss débute ainsi dans la direction d’orchestre. Il y excelle si bien qu’on le considérera bientôt comme l’un des plus grands chefs. On le réclame partout : à Muniche, à Berlin, à Vienne, puis en Europe et jusqu’en Amérique…

Dans le même temps, Richard explore la voie ouverte par Franz Liszt (tenant de la « musique à programme ») et Berlioz (qui expérimente les alliages de timbre) : il compose 8 poèmes symphoniques pour orchestre, en s’inspirant de textes littéraires ou philosophiques, et grâce auxquels les critiques voient en lui un successeur de Wagner : Don Juan, Macbeth, Till l’Espiègle, Ainsi parlait Zarathoustra, Don Quichotte

La symphonie Ainsi parlait Zarathoustra s’inspire d’un poème du philosophe Friedrich Nietzsche. Dans l’ouverture, une fanfare évoque le lever du soleil sur le monde, à l’aide d’un motif répété 3 fois, de plus en plus fort. Les instruments « entrent » les uns après les autres dans les premières mesures : d’abord le roulement de la grosse caisse, puis les trompettes, ensuite les trombones, et enfin les timbales.

Richard Strauss compose aussi une quinzaine d’opéras, dont certains choquent le public par les thèmes qu’ils abordent : Salomé montre une jeune fille qui séduit le mari de sa mère, Elektra évoque l’assassinat d’une mère par ses enfants. Pourtant, certains renouent avec la légèreté de l’opérette viennoise :

Toute sa vie, Richard voue une immense admiration aux écrivains. Pour composer, il s’inspire des œuvres des classiques : Molière, Shakespeare, Cervantès, Goethe ; mais aussi de ses contemporains, comme Hermann Hesse ou Nietzsche. Avant de rencontrer Stefan Zweig, son meilleur ami, il confiait à l’écrivain Hugo von Hofmannsthal, qui a écrit les livrets de plusieurs de ses opéras : « Ce sont vos mots qui font sortir de moi la plus belle musique que je pouvais donner. »

L’opéra lyrique Ariane à Naxos est une adaptation, dans ses deux premiers actes, du Bourgeois Gentilhomme de Molière, le troisième acte étant dédié à la représentation de l’opéra Ariane à Naxos (Ariane abandonné sur l’île de Naxos par Thésée).

Strauss compose aussi des ballets, de la musique pour orchestre, des symphonies. Comme Lizst, il compose des symphonies « à programme », mais la qualité de ses œuvres permet de les apprécier pour leur beauté sonore et leurs qualités expressives sans que le programme ait été lu au préalable. C’est le cas pour sa Symphonie alpine.

La vie créatrice de Richard Strauss s’achève par un cycle de plus de 200 lieder avec orchestre aux couleurs automnales, dont font partie les Quatre Derniers Lieder (1948), sur trois poèmes de Hermann Hesse et un poème de Eichendorff. Il mourra quelques mois plus tard seulement…

 

Lieder = poèmes germaniques chantés par une voix accompagnée par un piano ou un ensemble instrumentale.

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2 réponses

  1. Martine Schoubben dit :

    ça sent la rentrée des classes !
    Belle préparation de partage pour moi aussi !

  2. Angelilie dit :

    Un beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.N’hésitez pas à venir visiter mon blog (lien sur pseudo)
    au plaisir

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