L’année des 3 ans – 2ème et 3ème semaines de juin
Chez nous, le feu de la Saint Jean aura lieu ce samedi. J’ai donc programmé sur deux semaines une période sur le Solstice d’été (21 juin) et la Saint Jean (qui est le 24 juin normalement)…
Jeux de doigts
Qu’il est beau , le soleil !
Main ouverte, doigts qui bougent doucement
Ses rayons réchauffent la terre,
La main soleil descend pour toucher la 2ème main ouverte, paume en haut
Et font s’ouvrir les fleurs.
La main soleil monte de la terre comme une tige, puis s’ouvre comme une fleur
Ils réchauffent les coeurs
Mains sur le coeur
Et voler dans les airs
Les oiseaux et les abeilles !
Les deux mains s’envolent du coeur vers les airs en voletant
Ma main est le soleil,
Poing fermé
elle brille,
Ouvrir tous les doigts
regarde :
Refermer le poing
Un rayon pour y voir clair,
Petit doigt ouvert
Un rayon pour faire cuire les pommes de terre,
Annulaire ouvert (pareil pour les autres doigts)…
Un rayon pour profiter de la mer,
Un rayon pour se chauffer l’hiver,
Et le plus petit pour me tenir compagnie
Pouce ouvert
Quand je croque de bons fruits !
Croquer le pouce
Comptines
Toutes les herbettes
Qui sont dans les champs
Fleurissent et grainent
Le jour de la Saint Jean !
Freya Jaffke
Haut dans le ciel,
Le soleil, en été,
Brille longtemps, longtemps.
Il fait mûrir et dorer
Les épis dans les champs.
En hiver, le soleil est plus bas dans le ciel,
Plus léger, plus léger.
La nature a sommeil,
Elle doit se reposer.
Corine Albault
Les génies sont cachés partout !
Les lutins furtifs allument les lucioles,
Les faunes sortent en cabrioles,
Les anges de l’été, qui veillent sur les moissons,
Ont fort à batailler avec les joyeux garçons !
Freya Jaffke
Le soleil en se levant
Fait la roue sur l’océan.
Le paon en fait tout autant,
Soleil bleu au bout du champ !
Le matin,
Ses rayons sont légers
Comme du duvet.
A midi,
Ses rayons sont mordants
Comme des serpents.
Le soir,
Ses rayons sont doux
Comme des bisous.
Corine Albault
Chansons
O-a-o-a-é,
Wonda Wonda o-a-é,
O-a-o-a-é,
Wonda Wonda Wondé
Soleil d’Afrique,
Tu cognes fort
par-dessus la savane,
Et même les plus grands sorciers
S’endorment dans leur cabane !

Chanson rapportée par Freya Jaffke

Tiré du Petit Ménestrel de Pierre Lienhard
Pour les adultes ou les plus grands enfants :
La lumière du soleil
inonde les lointains.
Le murmure des oiseaux
Emplit les plaines aérées.
Le don béni des plantes
Est fait au doux sein de la terre,
Et les âmes des hommes
S’élèvent avec reconnaissance
Vers les esprits des mondes.
Rudolf Steiner
Conte
Il y a très longtemps, dans le ciel, on pouvait voir un soleil à l’Est, un soleil à l’Ouest, un soleil au Sud et un soleil au Nord. En-dessous de ces 4 soleils, brillaient 5 soleils plus petits. Et bien sûr, le soleil que nous connaissons aujourd’hui brillait tout en haut du haut du ciel.
Seulement, tous ces soleils donnaient beaucoup trop de lumière, beaucoup trop de chaleur… L’herbe était jaune et sèche, les oiseaux restaient dans leur nid, les hommes ne pouvaient ni travailler, ni dormir, accablés par la chaleur torride…
Cela ne pouvait plus durer ! Alors, les Anciens décidèrent de faire appel au géant Oppopolo. Ils allèrent le trouver, et lui demandèrent de les débarrasser de tous ces soleils qui brûlaient la terre.
Le géant Oppopolo était grand comme 10 hommes ! Il prit son arc, aussi grand qu’une maison, remplit son carquois de flèches aussi hautes que des arbres, et s’en alla de son pas tranquille… Il grimpa sur la plus haute des montagnes, et là, il décocha une flèche dans le soleil de l’Est. Touché en son centre, le soleil partit se cacher derrière le monde ! Les hommes éclatèrent en cris de joie !
Le géant Oppopolo décocha une seconde flèche qui atteint en son centre le soleil de l’Ouest, qui partit lui aussi se cacher derrière le monde. Puis il visa le soleil du Sud, et le soleil du Nord, qui tous deux rejoignirent les soleils blessés.
Les hommes dansaient et chantaient sur la Terre : la chaleur écrasante et la lumière éblouissante diminuaient peu à peu, et tous se sentaient bien mieux !
Mais le géant Oppopolo continuait à viser les soleils et à décocher ses flèches, et les petits soleils, les uns après les autres, allaient se cacher derrière le monde…Au bout d’un moment, les hommes commencèrent à s’inquiéter : la lumière diminuait toujours, le froid commençait à les gagner. Alors ils crièrent au géant Oppopolo de s’arrêter, mais le géant était trop occupé pour les entendre : il décocha ses flèches dans le dernier petit soleil, qui alla se cacher derrière le monde… Il prit la dernière de ses flèches, visa lentement, et sans entendre les cris d’effroi des hommes, tira dans le dernier soleil, tout en haut du haut du ciel…
Alors le soleil blessé alla se cacher derrière le monde, et le froid et l’obscurité s’abattirent sur la Terre… Quel malheur ! Tous les hommes se mirent à pleurer devant ce désastre… Alors, le pinson décida de faire quelque chose. Il alla au bout du monde, et se mit à chanter son plus beau chant, pour dire aux soleils que tout allait bien, et qu’ils pouvaient se montrer. Mais les soleils restèrent cachés.
Alors, le merle alla au bout du monde, et se it à chanter son plus beau chant, pour dire aux soleils que tout allait bien, et qu’ils pouvaient se montrer. Mais les soleils restèrent cachés.
Alors, le rossignol alla au bout du monde, et se it à chanter son plus beau chant, pour dire aux soleils que tout allait bien, et qu’ils pouvaient se montrer. Mais les soleils restèrent cachés.
Quand tous les oiseaux eurent essayé, tout le monde était découragé : rien ne faisait revenir les soleils… Alors les hommes demandèrent au coq de tenter sa chance, lui aussi. Le coq répondit qu’il voulait bien essayer, bien qu’il ne sache pas chanter… Alors, il alla au bout du monde, se percha sur une petite coliine, prit sa plus grande respiration, et poussa le cri le plus étrange qu’on eût jamais entendu !
Et le soleil, notre soleil, voulut tellement savoir quelle créature avait poussé ce cri, qu’il se leva doucement de derrière le monde… Timidement, il poussa quelques rayons, puis les autres, et bientôt, on le vit briller dans le ciel, et il réchauffa la Terre et les hommes, qui chantèrent et dansèrent de joie !
Depuis ce jour, chaque matin, le coq pousse son cri si particulier pour dire au soleil qu’il n’y a pas de danger, et qu’il peut se lever…
Merci beaucoup de partager tes rondes, c’est très inspirant !