L’année des 3 ans – 3ème semaine de mai
3ème semaine de mai, fête de Pentecôte
Jeu de doigts :
Dans la haie
Mettre sa main gauche comme un mur (doigts vers la droite, paume vers soi)
Sur un rameau
La main droite s’élève de derrière la main gauche comme des branches
C’est le nid
Les deux mains se creusent l’une sur l’autre pour former un nid
Du petit oiseau.
La main droite se retourne et volète jusqu’au nid pour s’y poser
Il y pond des oeufs tout ronds,
Serrer le poing de la main droite
Il en sort des oisillons !
La main droite s’ouvre et les doigts s’agitent.
Comptines
tirées de « Les fêtes et le Petit Enfant », tome 2, de Freya Jaffke :
Oiseau, laisse-toi bercer,
Tu ne sais pas encore voler,
Te bercer de-ci, de-là,
Tu as toujours aimé cela !
Quand tu seras grands : Adieu,
Tu t’envoleras dans les cieux !
Mon oiseau étend ses ailes
Sur les monts, tout plein de zèle,
IL s’élance jusqu’au soleil,
Et son chant est sans pareil.
Vole au nid se reposer,
Puis il dort les yeux fermés.
Chanson :

Histoire : La fleur de Pentecôte,
inspirée d’une histoire de l’école Steiner d’Ariège
Au temps de la Saint MIchaël, les lutins se promenaient dans le jardin pour profiter des derniers rayons de soleil. Au cours de leurs promenades, ils trouvèrent un petit coin de nature magnifique, paisible, serein… Alors ils y creusèrent un petit trou, y déposèrent une toute petite graine, et la recouvrirent de terre. Ils la confièrent à Grand-Mère Terre en lui disant : « C’est la fleur de Pentecôte, prends-en bien soin. »
Grand-Mère Terre promit de la garder bien au chaud malgré le froid de l’hiver… La toute petite graine s’endormit rassurée, et les lutins d’automne allèrent tous se coucher ! Quand vint le temps de Noël, la toute petite graine, dans son sommeil, entendit de jolis chants et rêva d’un grand voyage.
Elle continua à dormir profondément, et ne s’éveilla qu’au printemps, lorsque résonna la chanson de Grand-Mère Terre qui réveillait toutes les graines. A partir de ce moment-là, les lutins du printemps prirent grand soin d’elle ! Et lorsqu’elle apparut au grand jour dans son habit de verdures, le jardinier s’émerveilla tout en se demandant comment serait cette fleur qui allait bientôt éclore !
Lutins et jardinier, soleil et pluie, tous s’occupèrent soigneusement et amoureusement de la fleur, si bien qu’un jour, elle s’épanouit ! Les insectes et les oiseaux bourdonnaient et gazouillaient alentour : « C’est la fleur de Pentecôte, c’est la fleur de Pentecôte ! »
Un matin, on vit planer très haut dans le ciel une blanche colombe qui lançait des « roucoucou… roucoucou… »… Dans le jardin, tout le monde commença à se préparer car chacun sait que la colombe annonce la fête de Pentecôte ! Les petites chenilles, qui s’étaient endormies dans leur cocon, se réveillèrent bien vite, transformées en papillons, en défroissant leurs ailes toutes neuves, et s’envolèrent joyeusement au-dessus de la fleur de Pentecôte.
Tous les insectes et les oiseaux formaient déjà un gai cortège quand arriva l’abeille… Saluant respectueusement la fleur, elle se pencha délicatement vers elle et lui donna un tendre baiser. La fleur en retour, lui tendit délicatement son pollen : c’était le cadeau le plus précieux qu’elle possédait ! L’abeille la remercia, et s’envola haut dans le ciel, au-dessus des nuages… Là, la colombe l’attendait. L’abeille dépose les fines particules de pollen sur la tête de la colombe blanche, puis repartit en une spirale gracieuse, pour aller butiner les fleurs de toutes les couleurs qui l’attendaient sur la terre.
Quant à l’oiseau blanc, on aurait dit qu’il avait une couronne d’or, qui brillait sous les rayons du soleil… La colombe ouvrit tout grand ses ailes, et s’envola au-dessus du monde… Elle en fit ainsi le tour pour annoncer la fête de Pentecôte. Puis elle revint, et se posa près de la délicate fleur de Pentecôte. Sur la tête de la colombe, la couronne d’or avait disparu, mais partout dans le monde, les arbres étaient en fleurs… On pouvait voir en leur coeur un fruit naissant…
Activités :
Je fabriquerai des oiseaux en laine blanche cardée.
Nous fabriquerons des colombes en papier de soie pour faire un mobile.
Célébration : Pentecôte.
A cette occasion, nous ferons une petite cérémonie familiale, durant laquelle je raconterai l’histoire à tout le monde.
Puis nous chanterons la chanson de l’oisillon pendant que j’irai porter à chacun son oiseau de laine cardée (à ce moment-là, je remplacerai « à l’enfant » par le prénom de l’enfant auquel j’offre l’oiseau).
Ensuite, nous réciterons cette prière, écrite par Rudolf Steiner pour les enfants :
De la tête jusqu'à mes pieds,De Dieu je suis l'image.De mon coeur jusqu'à mes mains,De Dieu je sens le souffle.Quand je parle avec ma bouche,Je fais la volonté de DIeu.Quand j'aperçois Dieu partout,En ma mère, en mon père,En tous les hommes que j'aime,Les animaux, les fleurs,Les arbres et les pierres,Ils ne me font pas peur,Je n'ai que de m'alourPour tout ce qui m'entoure.
Merci pour ces formidables sources d’inspiration!!!!
Merci pour le partage Emmanuelle ! Je pense que je vais me servir de ta comptine, elle devrait bien plaire à Balthazar… 🙂 A bientôt !
Ptit Lutin aime particulièrement la première, sur laquelle j’ai ajouté des gestuelles que je fais debout… Ce n’est que le deuxième jour, donc il ne les fais pas encore (contrairement au jeu de doigts qu’il a déjà adopté), mais il ne s’en lasse pas et me demande de la recommencer 10 fois de suite !