Apprendre en s’amusant…
Et pourtant, ce sont loin d’être des cancres, et ils sont animés d’une soif d’apprendre qui m’étonne chaque jour d’avantage.
Alors pourquoi cet état de fait ?
D’abord parce que je travaille, et que je dois les réveiller à 6h40 cinq jour par semaine.
Qu’ils déjeunent dans une cantine bruyante chaque jour d’école, que je ne suis pas là à la sortie d’école, qu’ils sont fatigués… tout simplement.
Mais aussi parce que je pense que le système éducatif de la plupart des écoles en France est inadapté.
On impose aux enfants si petits des cours presque « magistraux », pendant lesquels ils sont sensés absorber une quantité d’informations considérable, le plus souvent dans des conditions peu propices.
Il y a du bruit, des enfants inattentifs et perturbateurs, parfois aussi des professeurs qui n’ont aucun sens pédagogique… Alors non, mes enfants ne sont pas en échec scolaire, parce que je prends le temps de revoir avec eux les leçons (encore un moment fatigant de plus), à faire leurs devoirs… Mais que deviennent les enfants dont les parents ne parlent que peu ou pas le français ?
Ceux dont les parents travaillent tard le soir, ou qui ont un travail harassant et qui n’ont plus l’énergie nécessaire pour les aider ?
Je crois que c’est une question de fonds pour notre société.
Parce que le monde de demain, ce sont les jeunes générations s’aujourd’hui qui le feront !
Et pour finir sur une note positive, voici une façon d’apprendre en s’amusant, qui peut être adaptable à énormément de « savoirs ». Cela consiste à trouver les paires parmi un nombre plus ou moins grand de cartes.
Par exemple le nom d’un pays sur une carte, et le dessin de son drapeau sur la seconde.
Ou alors le nom d’une partie du corps et le dessin de celle-ci.
Un mot en anglais, et sa traduction en français.
Une addition, soustraction, multiplication… et son résultat.
Deux couleurs, et la couleur que donne le mélange des deux premières…
Le nom d’un animal et son dessin…
Transposable à l’infini !
Les enfants prendront encore plus de plaisir à « jouer » s’ils ont participé à la création des cartes… et bien entendu, si toute la famille y joue (en rajoutant pourquoi pas des handicaps pour les plus grands) !
Ce jeu est bien entendu possible pour les parents qui instruisent leur enfant à la maison, mais aussi pour les parents qui veulent aider leur enfant scolarisé à acquérir une notion mal comprise ou mal intégrée…
Allez, si on essayait d’apprendre en s’amusant ?
je suis d’accord que l’école n’est pas toujours adaptée mais je trouve que faire des jeux éducatifs à la maison c’est rajouter de la pression sur les enfants. Il y a assez de notes et de concurrence à l’école. Pour moi les enfants apprennent le plus par le jeu et en faisant des choses de la vie quotidiennes (le jardin, cuisiner…). Rien de mieux pour faire des maths que de doubler une recette de muffins au chocolat…
Bien entendu, je suis tout à fait d’accord !
N’empêche que les « jeux éducatifs » sont aussi des jeux, que l’on peut prendre d’une certaine façon, qui permet de ne pas « mettre la pression » : rien n’empêche de faire des équipes (ce que je fais
avec la petite qui ne sait pas encore très bien lire), ou d’adapter les règles pour faire du jeu un jeu coopératif. En général, c’est très simple avec pas mal de jeux…
Et pour ce qui est de la pression, il n’y a pas besoin qu’un jeu soit catalogué d’éducatif pour en ajouter aux enfants : mis à part les jeux coopératifs, on met souvent le participant, adulte ou
enfant, face à ses capacités, à ses savoirs et à ses savoir-faire…
« que le meilleur gagne » !
En ce sens, on peut avantageusement investir dans un ou deux jeux coopératifs (le Verger par exemple)… pour avoir une première approche, et par la suite modifier les règles des jeux que nosu
avons déjà…
Un article prochain sur le détournement des règles ?
Je vais y réfléchir !
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Pour ceux ou celles qui veulent et peuvent faire l’instruction à la maison, vous trouverez des infos sur ce site:http://www.lesenfantsdabord.org/index.php
bonjour, je suis instit debutante moi même. je dois dire qu’on est très souvent tiraillée entre d’une part le désir de faire des moments d’apprentissage où les enfants sont actifs càd qu’on met des situations en place qui vont susciter des questions et puis on part de leurs questions pour leur faire faire des recherches, des commentaires sur des documents ou des créations qui vont répondre à ces questions, de construire des résumés de ce qu’ils ont appris, et puis d’autre part le programme à faire, à finir et les parents qui pensent qu’on fait rien parce qu’on a passé plus de temps à »agir » qu’à copier des leçons ou faire des exercices répétitifs qui eux sont visibles sur le papier. On voudrait bien donner du sens à ce qu’ils font , que ça ne sorte pas d’un manuel mais ça ça prend beaucoup de temps et de compétence aussi, qu’on acquière qu’au fil des années. Moi quand je vais chercher mes enfants à l’école (je suis à mi-temps…) j’entends sur le parking soit « ah ils font rien avec cette maîtresse, ils s’ennuient!! » soit »elle leur en donne trop, c’est la galère le soir pour apprendre les leçons et faire les exercices, ils en ont marre ». Et puis chaque famille a sa façon d’éduquer ses enfants, on le voit bien quand on est avec des amis et leurs enfants, non? y en a qui supporte pas qu’on punisse leur enfant et d’autres qui nous voient comme des laxistes (mais quand on va en sortie scolaire avec des parents accompagnateurs, les parents disent souvent à la fin de la journée « je ferai pas ça tous les jours… »)Ajoute à ça la difficulté à gérer 25 enfant avec 25 vies et envies différentes et qui collectivement ne se comportent pas comme quand on s’adresse à eux individuellement , alors c’est sûr qu’on peut pas avoir la personnalisation que ceux qui font classe à la maison. Je sais bien que certains instits arrivent à avoir une classe très active et des enfants autonomes et même des parents heureux. Notamment sur le net j’ai vu, lu et aimerai appliquer plus:http://ecole.saint.didier.free.fr/les_maternelles.htmhttp://drici.mehdi.free.fr/index.htmen tous cas, je suis comme toi, je fais des apprentissages « de tous les jours » avec mes enfants parce que c’est souvent là que les maths, la géo, les sciences … servent à quelque chose pour eux.Comme disait Emeline plus haut, la cuisine pour les principes de maths comme les mesures de poids ou de volume (50 cl de lait ça fait ça comme volume, je le vois, je le touche ou 50 cl= 1/2 litre sur le verre mesureur « ah bon ça a pas le même nom mais ça fait pareil de lait? », quand ils ont jamais vu ou eu besoin en vrai de mesurer 50 cl de lait pour que la recette soit réussie, c’est vachement plus dur de leur donner des notions de mesure de volume, ça reste complétement abstrait et super chiant pour eux, ça se résume à se rappeler si il faut ajouter des 0 ou mettre des virgules à la bonne place pour convertir et avoir tout juste), ou les énigmes de l’écriture des fractions (avec une tablette de chocolat qu’on coupe en 2, en 3 , en 4 et on en prend les 2/3, les 3/4 et comment on fait si on en veut 4/3 de tablette? ou avec les carreaux selon la marque on voit ce que représente un carreau par rapport à la tablette etc..), les multiplications pour doubler la quantité, le système de numération pour compter des petits pois tombés par terre, c’est plus facile de faire des groupes de 10 pour pas se tromper… Ya un super livre pour ça: « les maths à toutes les sauces » d’une orthophoniste qui fait de la rééducation logico-mathématique Bernadette Guéritte-Hess, qui se lit facilement.Il y a les réponses aux questions sur tout ce qui nous entoure, dans la voiture on passe sur un viaduc on le leur dit ça s’ajoute à « pont » dans leur vocabulaire, et pourquoi le nom du village il est barré en rouge sur ce panneau, et pourquoi les vaches elles sont toutes couchées dans le pré, c’est pas la nuit? ah elles ruminent? et hop on part sur l’alimentation des vaches et des gens… c’est un état d’esprit en fait, on se dit que chaque chose de concrète autour d’eux peut servir de soutien à ce qu’ils vont faire d’abstrait en classe, d’illustration mentale à ce qu’ils liront sur du papier plat et sans vie.bon bref, je suis brouillonne mais je pense que l’école et la maison c’est COMPLEMENTAIRE!!!!! vive les deux!!!
Ton commentaire est vraiment intéressant….
Ce sue tu dis à la fin sur l’apprentissage « de tous les instants » ressemble beaucoup à la philosophie du « unschooling » (plus ou moins traductible par « pas d’école », par rapport au terme « école à la
maison »). Là, les enfants apprennent sans apprentissage formalisé : les parents utilisent les situations du quotidien pour amener des notions de maths, physique, vocabulaire, histoire… selon les
désirs de l’enfant.
Quant à moi, je crois que le unschooling m’angoisserait trop, j’ai besoin d’être rassurée par un cadre à peine plsu formel, même si je n’ai pas envie de mettre en place quelque chose de très
rigide.
On pourrait citer une phrase dce Gandhi (que plusieurs reconnaîtront) : « deux heures de classe par jour, le reste sur les
pas de l’adulte »…
Parce que je suis persuadée que l’enfant apprend plus dans son quotidien, grâce à des apprentissages « pratiques », vécus, que par des leçons très théoriques.
Tu expliques d’autre part très bien le désir des parents d’élèves de pouvoir « quantifier » la dose de savoir ingurgitée dans la journée, et les difficultés des instituteurs désireux d’autre chose,
tiraillés entre le sacro-saint programme et les parents…
Heureusement que certains instits, comme toi, cherchent à aniler leur classe et à créer d’autres « portes d’entrée » pour la connaissance dans la tête des enfants.
Bien sûr que l’école devrait être le lieu privilégié pour que les enfants apprennent.
Mais je crois que les méthodes éducatives actuelles, le manque de formation des profs, le nombre d’élèves… ne le permet pas.
C’est pourquoi je souhaite me tourner pour le moment vers l’école à la maison, et la pédagogie Montessori en particuleir. Parce que cette méthode, j’y reviendrai très certainement, est une méthode
« globale », dont l’apprentissage n’est pas le but premier. Ce que veut cette « méthode », c’est élever (dans le sens « physique » du terme) des enfants poru qu’ils deviennent des adultes confiants en
eux et en leurs capacités, conscients de leurs différences, ouverts au monde, capables de s’adapter à toutes les situations…
Ce sujet étant passionnant, il faut vraiment que je trouve le temps d’écrire un article complet dessus…