Bio ou local ?

Il y a 3 ans, nous habitions en ville.

Sur le chemin entre notre appartement et notre travail, il y avait une petite boutique de produits biologiques. Une fois par semaine, nous nous y arrêtions à vélo, et nous faisions nos courses de produits secs.

Le samedi matin, il y avait un grand marché en ville, où nous nous rendions à pied, et nous y trouvions un producteur de légumes bio des alentours, ainsi qu’un vieux monsieur qui cultivait des légumes depuis sa retraite, sans produits ni engrais.

C’était parfait : nous consommions bio et local, et qui plus est sans dépenser de carburant pour nosu rendre dans un magasin lointain.

Depuis notre déménagement, ce n’est plus aussi facile. On ne peut pas dire que ce département soit à la pointe de l’écologie et du bio… Il y avait bien un petit magasin bio dans le village à côté lorsque nous avons emménagé, mais il a fermé quelques mois plus tard.

Quant aux producteurs, rien !

Au bout de quelques mois, nous avons tout de même trouvé un producteur de céréales dans un village à 5 minutes en voiture : nous lui achetons la farine de blé, d’épeautre (en sac de 5 kg, c’est plus économique), la farine de lentille et de sarrasin, le sarrasin, les lentilles. C’est local et pas cher, et dans la mesure où nous lui achetons directement ces produits, il peut se faire une marge supérieure à celle qu’il aurait gardée en vendant à un magasin bio. Tout le monde est gagnant !

Mais pour ce qui ets des légumes, ça se complique. Nous avons fini par aller chez un pépiniériste du village d’à côté (sur la route de la bibliothèque), qui a depuis deux ans réservé quelques-unes de ses serres à la production de légumes. Il ne traite pas, et met uniquement de l’engrais de cheval sur les légumes qui en ont besoin. Ce sont donc des produits sains, même s’ils n’ont pas de label, et nosu passons les acheter directement devant les serres. Les salades sont souvent coupées juste pour nous quand nous venons les demander ! Il n’y a pas mieux ! Le seul problème, c’est qu’il n’y a tout de même pas beaucoup le choix : en hiver, je n’y trouve que des pomme-de-terre, des oignons et des choux. L’été, c’est mieux, avec les tomates, courgettes, poivrons, haricots… Mais au printemps : ouh la la, il ne reste plus que des carottes et des oignons. Alors ça ne nous suffit pas.

Ce printemps, nous avons donc commencé à compléter avec les légumes bio que nous trouvons dans une moyenne surface. Le seul problème, c’est que ces produits viennent souvent de loin. D’Espagne au mieux, voire d’Amérique latine. Et Monsieur Coquelicot et moi avons fini par nous demander que était l’intérêt d’acheter des légumes qui avaient été cultivés de manière respectueuse pour l’environnement, si c’était pour les faire venir jusqu’à notre assiette en super cargo ou en avion. 

Du coup, depuis une semaine, Monsieur Coquelicot s’arrête un soir par semaine enrentrant du travail chez un agriculteur qui pratique, sous de grandes serres, l’agriculture raisonnée. C’est moins satisfaisant au niveau nutrition, parce que les légumes sont tout de même soumis à quelques produits, mais c’est de la production locale, donc de saison, et nous passons les acheter directement sur le ieu de production.

C’est le compromis que nous avons trouvé, en attendant notre déménagement, d’ici trois ans, tout près nous l’espérons d’un producteur bio ! A quand un grand producteur bio dans chaque ville de France ?

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8 réponses

  1. nunuch dit :

    Bonjour ! Combien te coûte les sacs de 5kg de farine ?

    • Camélicot dit :

      Je crois que c’est 7 euros les 5 kg de farine de blé T80.

      Pour les autres, je ne sais plus, mais ce n’est pas excessif non plus.

  2. Iza dit :

    C’est vrai que nous, nous avons la chance d’avoir un producteur bio à la ville d’à côté (un jardin de cocagne) ainsi qu’un super Biocoop. Mais quand je vais chez ma mère par exemple, je mets 3/4h
    environ pour trouver de bons produits bios et locaux !

  3. Anne-Marie dit :

    A quand rien que du bio partout ?

  4. Anne-Marie dit :

    Mais nous n’avons plus le temps, la terre s’épuise, on la vole aux paysans dans de nombreux pays du Sud pour nourrir nos bagnoles, et l’agroalimentaire et sa bouffe de m…. est un lobby très
    puissant d’autant plus que la majorité est assez indifférente à son alimentation, je suppose que ce n’est pas pour rien, qu’après les USA, la France est le pays où il y a le plus de MacDo !

     

    • Camélicot dit :

      Disons que c’est un travail de fourmi, pour faire prendre conscience de tout cela à nos enfants tout d’abord, parce que ce sont les adultes de demain, et s’ils ont un autre regard sur les choses,
      le monde peut changer !

      Ensuite, envers nos proches, nos collègues, nos amis… et là c’est parfois plus difficile, parce que remettre en question tout un mode de vie, ça demande parfois des changements importants pas
      toujours faciles ou agréables à réaliser…

      Mais l’essentiel selon moi, c’est de rester plein d’espoir, joyeux, et de « faire envie » par notre mode de vie plus en accord avec la nature !

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