Césarienne et peur de l’accouchement…

En 1980, le taux global de césarienne en occident était de 25%.
Ce chiffre a baissé grâce aux politiques de santé gouvernementales, et aujourd’hui la moyenne se situe aux alentours de 20%.

En Iran, ce chiffre atteint 35%, allant jusqu’à 60% dans les grosses villes, et près de 100% dans certaines cliniques privées de Téhéran.
Or, les 3/4 des césariennes effectuées en Iran ne sont pas médicalement nécessaires, mais sont faites par choix.

Ce problème, particulièrement important en Iran, touche pourtant aussi les pays dits « développés ». Ainsi, la proportion des accouchements par césarienne est en incessante augmentation en Europe.
En Italie, on en est à 37,7 %.
Au Portugal, 33,1 %.

Or, « rien ne justifie un taux de césariennes supérieur à 10 – 15 % des accouchements« , déclarait l’OMS en 1985.
Un pourcentage que tous les pays européens dépassent largement.
Deux seulement échappent au phénomène : la Slovénie (14,4 %), et les Pays-Bas (15,1 %).

Quant à la France, elle atteint 20,2 %
.
Les pratiques des cliniques et hôpitaux privés, mais parfois aussi publics, qui privilégient la césarienne parce que cette opération leur rapporte plus d’argent et leur facilite la gestion du personnel, sont de très loin, bien avant toute raison médicale, la cause principale de ces taux élevés…

… au risque de la santé des parturientes…

Alors, et si on informait les jeunes femmes ?
Parce que, souligne le Dr Pirouzbakht : « ce que les jeunes femmes d’aujourd’hui ne comprennent pas, c’est que les deux formes d’accouchement entraînent des douleurs. Dans l’accouchement naturel, cette douleur précède la naissance ; avec la césarienne, elle vient après, mais elle est bien plus forte. Par la voie naturelle, il y a des périodes de repos entre les pics de douleur. Mais pour la césarienne, la guérison demande beaucoup de temps, avec anesthésie et antibiotiques, qui ont des effets sur l’allaitement. L‘accouchement naturel entraîne moins de pertes de sang, de risques d’infection et d’embolie. […] En outre, grâce aux contractions, l’enfant peut entrer progressivement dans le monde extérieur et donc le percevoir petit à petit, contrairement à ce qui se passe pour une césarienne. »

En conclusion, il faut se battre contre ce qui pousse les gens à choisir la chirurgie, à savoir l’ignorance et les idées fausses…

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2 réponses

  1. chapapillon dit :

    J’ai été « césarisée » pour mes deux enfants. Mine dubitative du second obstétricien. Mais pourquoi le premier obstétricien n’a t il pas attendu que vous soyez en travail pour faire son choix ? Je suis ce que l’on appelle un basson limite… Et puis, finalement, le second obstétricien a choisi de ne pas prendre de risque pour Béryl, parce qu »ili n’y a que deux ans entre mes petits. Mais, il a attendu le jour du terme pour me césariser de nouveau.Alors ? Pour Eschyle, les suites de la césarienne ont été douloureuses et longues. Mais, pour Béryl, cela a été plus rapide. Je crois que de m’être préparée comme pour un accouchement par voie basse : yoga, respiration et surtout massage à l’huile de massage à l’arnica avant et après, m’a beaucoup aidé. Oui, être césarisée, ce n’est pas un confort. J’essaie en vain de convaincre une jeune femme qui a un mauvais souvenir de son épisiotomie (autre sujet controversé) qu’elle ne doit pas rêver du confort de la césarienne, mais je ne parviens pas à la convaincre…Je suis aussi convaincue qu’ainsi que Leboyer le décrit dans son magnifique livre sur le massage des bébés : Shantala, que les contractions préparent l’enfant à quitter leur vie intra utérine. Toutefois, il faut aussi penser qu’un accouchement qui se passe mal avec souffrance néonatale peut faire des dégâts énormes sur l’enfants. Donc, dans certains cas,il faut savoir accepter la césarienne et s’y préparer.

    • Camélicot dit :

      Bien entendu !
      L’article ne faisait que stygmatiser les césariennes inutiles…
      Heureusement au contraire qu’il existe cette opération (qui rapellons-le reste un acte chirurgical) pour sauver des mères et des enfants en danger. Mais espérons aussi que nos médecins sauront
      réserver cet acte aux cas qui les nécessitent…

      .

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