Les bordures pour produire de la biomasse

Pour couvrir nos zones de potager au sol, pour le moment nous récupérons le vieux foin de notre voisin éleveur, mais il n’en a pas systématiquement quand nous en avons besoin…

Cet automne, nous avons donc récupéré, le long des routes, plusieurs remorques de feuilles mortes afin de couvrir nos zones de potager au sol. 

J’utilise aussi les fougères que je coupe sur notre terrain pour servir de litière aux poules et aux chèvres, qui sont donc enrichies avec leurs excréments, et que je place au sol des zones qui en ont besoin. 

Afin de me passer au maximum de ces apports extérieurs, j’ai commencé à « habiller » les bordures extérieures de mes zones à plat. Disposant de 3 zones différentes, j’ai fait plusieurs essais :

  • Sur la première :
    • Au nord de la zone, j’ai planté une ligne de saules (tout à l’extérieur), 50 cm vers l’intérieur une seconde ligne de saules, et au milieu de ces deux lignes, de la consoude tous les 40 cm et tous les mètres environ un arbre plus grand, selon ce que j’avais : des sureaux issus de boutures, un eucalyptus gunii… 
      La photo à gauche est prise le 20 mars, donc les arbres bourgeonnent à peine et les consoude sortent tout juste…
    • A l’est et au sud de la zone, au milieu des deux lignes de saules, j’ai planté de la mélisse et de la menthe (environ tous les 40 cm).
  • Sur la deuxième zone :
    • Au sud : une bordure de lavande et de romarin vers l’extérieur (les lavandes sont presque toutes mortes, les romarins poussent très lentement), avec ensuite deux lignes de consoude en quinconce à 40 cm d’écart les unes des autres
    • Au nord et à l’est, des saules et de la consoude
  • Sur la 3ème zone, j’ai fait un peu comme ça venait, quelle que soit l’orientation : romarin, consoude, sauge, buddléias (en une seule ligne sur l’extérieur de la zone). Je pense qu’il faudrait que je double la largeur de cette bordure, en mettant plus de consoudes et en ajoutant des saules.
    • Les romarins ont eu une pousse assez timide, mais je les ai quand même taillés cet hiver pour les inciter à faire plus de feuillage.
    • Les buddléias ont très très bien enraciné et grandi, je les ai taillés très sévèrement en début d’hiver pour faire un peu de broyat, et là (en mars), ils repartent super bien !
    • Les consoudes aussi ont très bien fonctionné, je les ai taillées 5 ou 6 fois dans l’année.
    • Les sauges ont aussi fait beaucoup de feuillage, et je les ai taillées 3 fois. Cette année, je vais tenter de les tailler, comme les consoudes, entre 4 et 5 fois. 

Le but de ces bordures est :

  • de créer une barrière contre les herbes extérieures, et bloquer leurs racines pour qu’elles n’envahissent pas les zones potagères
  • de créer de la biomasse verte à couper et à poser au sol pour :
    • enrichir le sol du potager
    • en créant de la vie dans le sol
    • couvrir le sol pour éviter le lessivage, etc. 

J’observe toutefois que les seules bordures extérieures ne suffisent pas pour couvrir suffisamment toute la surface de la zone potagère. 

Je mets ci-dessous une photo de deux des zones (on distingue un chemin herbeux entre les deux, à l’horizontale sur la photo) : vous pouvez constater que les bordures ne sont qu’une petite partie des zones, et que, même si les plantes de bordure sont volumineuse et productives, cela ne suffit pas pour la surface.

Les zones sont donc couvertes, en fin d’automne, par le mulch que nous trouvons : vieux foin, fougères de la litière de nos animaux, feuilles mortes (sur la zone du bas), broyat.

Je vais donc réfléchir à créer des lignes de plantes à biomasse à l’intérieur des zones… La suite au prochain épisode 🙂

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