Les protocoles hospitaliers (4/16) : le monitorage continu
par Camélicot · Publié · Mis à jour
Raison invoquée
- Surveiller les constantes du bébé pour prévenir une détresse fœtale
- Raison officieuse : avoir une trace écrite de la santé fœtale, compte-rendu qui peut s’avérer utile en cas de poursuites judiciaires…
Physiologiquement parlant
- De nombreuses études ont montré que ce type de monitorage produit un taux très élevé de faux positifs (des bébés soi-disant en détresse fœtale naissent en parfaite santé, sans aucun signe de souffrance), provoquant des interventions lourdes inutiles : extraction instrumentale, césarienne…
(« Evaluation of Cesarean Delivery », American College of Obstetricians and Gynecologists, 2001) - Inhibition de la mobilité maternelle, donc inconfort, donc prise d’analgésiques (voire péridurale…)
- Technologie des ultrasons, que personne ne peut affirmer être absolument sans risque…
A la maison
On peut mettre en place un monitorage intermittent (résultats aussi bons que pour le monitorage continu selon une étude du Collège américain des obstétriciens et gynécologues : « Intrapartum fetal heart rate monitoring », 2005)