Un conte pour la Saint Nicolas
Pour satisfaire à une demande, même si la Saint Nicolas est passée, voici un conte que j’ai inventé pour l’occasion, et qui pourra vous servir, pourquoi pas, l’année prochaine s’il vous plaît !
Je profite aussi de cet article pour repréciser que vous êtes libre d’utiliser les histoires que j’écris (ainsi d’ailleurs que les chansons, comptines et jeux de doigts…), de les publier sur vos blogs ou sites internet. J’en serai même ravie, à la simple condition que vous me citiez comme auteur et que vous mettiez un lien vers ce blog.

Il y avait dans la forêt un tout petit écureuil roux, qui avait eu bien du mal à trouver des provisions pour l’hiver, car il s’était fait mal à la patte et ne pouvait plus ni courir ni sauter comme à son habitude. Alors au coeur de l’hiver, il s’était retrouvé sans réserve. Plus aucune noisette croquante, plus aucun gland luisant, plus aucune noix goûteuse… Travaillé par la faim, il sortit de son nid douillet à la recherche de nouvelles provisions. Mais dans la neige, le pauvre écureuil ne trouva pas la moindre miette à manger !
Le petit écureuil, transi de froid, s’était assis sur une souche au bord du chemin, découragé, lorsqu’il vit arriver un homme étrange, drapé dans un épais manteau rouge… Le petit écureuil était d’ordinaire très peureux, et s’enfuyait à l’approche des humains. Mais celui-ci n’était pas comme les autres : ses yeux brillaient de malice et de bonté, et son visage rayonnait de joie… Alors le petit écureuil ne s’enfuit pas, mais se leva sur ses petites pattes pour observer l’étrange homme de plus près. Arrivé à sa hauteur, l’homme habillé de rouge se pencha, et après l’avoir observé quelques instants, lui parla très doucement :
« Tu m’as l’air d’avoir froid et faim, mon petit ami… Que dirais-tu de quelque chose à manger ? »
Et il sortit de sa poche quelque chose qui sentait délicieusement bon. Le petit écureuil se jeta sur ce festin et le termina en quelques secondes : il n’avait jamais rien mangé d’aussi bon, et n’en laissa pas une seule miette ! Alors le vieil homme en rouge éclata d’un rire qui fit trembler toute sa longue barbe blanche !
« On dirait que tu as encore une faim de loup, mon ami. J’ai encore de ce bon pain d’épices, mais j’ai aussi beaucoup de travail et je ne peux m’attarder trop sur cette route… Peut-être pourrais-je t’emmener avec moi pour un bout de chemin, afin que tu te reposes au chaud et que tu te restaures… Qu’en dis-tu ? »
Comme le petit écureuil hochait la tête, ille mit délicatement dans une des poches de son manteau rouge. L’écureuil était bien au chaud dans le manteau doux et moêlleux, et il dégustait tranquillement du pain d’épices pendant que l’homme marchait à grands pas : il se serait cru au paradis des écureuils !
Au bout d’une longue marche, l’homme s’arrêta. Le petit écureuil,nrepu, sortit alors la tête de la poche pour regarder autour de lui : ils se tenaient à l’entrée d’un village de campagne, et la nuit était tombée. On ne voyait personne dans les rues. Tournant la tête vers l’écureuil, le grand homme en manteau rouge lui dit en chuchotant :
« Sais-tu que les habitants de ce village n’ont vraiment pas eu de chance ? La grêle s’est abattue sur leurs récoltes, et une incendie a ravagé les vergers : ils ont juste de quoi survivre. Mais c’est bientôt Noël, et les parents n’ont rien à offrir à leurs enfants. C’est triste, tu ne trouves pas ? Alors j’ai fait une longue route jusqu’ici, avec de quoi faire briller leurs yeux à tous demain matin ! »
Et il posa à terre le grand et lourd sac qu’il transportait sur son dos. Il l’ouvrit, et le petit écureuil y découvrit des noix, des noisettes, du chocolat, du pain d’épices, des pommes juteuses et des oranges brillantes… Que de merveilles pour ses tout petits yeux ! L’homme sourit, et entreprit de déposer sur chacune des fenêtres des maisons du village un peu de ce trésor.
« Voudrais-tu aider le bon vieux Nicolas, mon petit ami, lui demanda l’homme au manteau rouge ? »
Et notre petite écureuil se mit avec ardeur à transporter noix et noisettes sur le rebord des fenêtres… Lorsque le soleil pointa ses premiers rayons, le sac était vide, et chaque fenêtre recelait un petit trésor. Le vieil homme et le petit écureuil étaient tous deux fourbus, mais ils avaient bien travaillé !
« Il y a encore de nombreux autres villages où nous pourrions faire plaisir. De nombreuses familles malheureuses que de petits cadeaux réconforteraient. De nombreux enfants qui se réjouiraient à la découverte de nos présents… Et j’aurais décidemment besoin d’une aide aussi précieuse que la tienne ! Te plairait-il de m’accompagner ? »
Le petit écureuil sauta de joie dans la neige ! Rien n’aurait pu lui faire plus plaisir… Alors il grimpa le long de la jambe de Nicolas, escalada son ventre et se glissa dans sa poche, où l’attendait un dernier morceau de savoureux pain d’épices. Il s’endormit bientôt, bercé par les pas de Nicolas, bien au chaud, en rêvant à la joie qu’allaient avoir tous les enfants et leurs parents, au petit matin, lorsqu’ils découvriraient qu’ils pourraient se régaler malgré leurs déboires ! Ce serait un Noël réussi, grâce au bon vieux Nicolas… et à un tout petit écureuil roux !

Merci beaucoup pour ce conte !! J’ai copié son lien sur le groupe « la pédagogie Steiner-Waldorf pour les francophones » sur Facebook (je suis la créatrice du groupe). Encore merci, il est vraiment
superbe !!!
Merci pour ce conte qui va ravir la plus petite l’année prochaine, j’aime beaucoup!!!
Je n’ai pas de blog, mais je note en référence les blogs d’où je tire les belles histoires ou idées : donc du coup ce sera l’histoire de Saint-Nicolas d’après la fée Coquelicot!!
merci pour le partage de cette jolie histoire