Nocivité des punitions corporelles…
par Camélicot · Publié · Mis à jour
Les punitions corporelles sont nocives parce que :
- Elles donnent le mauvais exemple de la violence en disant que lorsqu’on est fâché, on doit frapper
- Elles brisent les autres modes relationnels qui fonctionnent sur la reconnaissance, l’estime de soi, le plaisir de faire plaisir, le plaisir de comprendre, celui de pouvoir évoluer et grandir
- Elles interdisent à l’enfant d’avouer des désirs irrationnels, que le châtiment ne change pas mais ensevelit et qui resurgiront plus tard
- Elles engendrent l’accumulation de colères et de frustrations qui risquent d’exploser ensuite dans des actes de délinquance
- Sur le plan physiologique, elles cassent les mécanismes automatiques naturels d’adaptation aux situations dangereuses que sont la fuite ou la protection de soi. Dans ce cas, l’enfant conditionné bloquera ses mécanismes de défense, se retrouvant en état d’inhibition, incapable de se protéger efficacement. La décharge de catécholamines déclenchée par l’inhibition est préjudiciable à certains organes et favorise la survenue de maladies psychosomatiques.
- Lorsqu’elles sanctionnent une erreur, les punitions corporelles entraînent la peur chez l’enfant d’être frappé et par voie de conséquence, d’entreprendre une action difficile dans laquelle il risque d’échouer ou de se tromper. Ces apprentissages seront forcément plus limités.
- Elles n’enseignent à l’enfant qu’une seule chose : celui qui inflige la punition n’est pas content. Mais la vraie raison du mécontentement est souvent difficile à discerner par le punisseur lui-même, et l’enfant n’apprend pas qu’il doit réparer son erreur et comment le faire.
Certes, on enregistre une évolution notable des mœurs tant familiales que scolaires ou judiciaires vers un adoucissement progressif. Mais certaines cultures manifestent encore un attachement bien plus fort que d’autres à des normes éducatives violentes. Ce sont les mêmes qui prônent l’asservissement de certains par d’autres, au sein de régimes totalitaires ou dictatoriaux qui maintiennent souvent un pouvoir discrétionnaire sur les femmes, les enfants et les employés.