Un des critères importants pour nous, lorsque nous cherchions notre terrain, c’était la présence d’eau. Que ce soit une mare, une source, le passage d’un ruisseau, il était primordial que nous ayions de l’eau sur notre futur chez nous. En l’occurrence, lors de notre première visite du terrain, il y avait deux endroits marécageux. Le propriétaire du terrain nous a expliqué que c’était deux sources qui sourdaient : la première sortait initialement en mare, mais les vaches qui paissaient sur le terrain l’avaient bouchée en marchant dedans. La seconde, elle sortait initialement dans un petit bassin bétonné par un drain, mais (ne me demandez surtout pas pourquoi), il l’avait rebouché quelques années auparavant en y déversant des gravats…
En arrivant, cela a demandé un gros travail pour débroussailler la zone de l’ancienne mare, car on s’y enfonçait carrément jusqu’aux genoux à certains endroits, puis nous avons fait creuser. A la base, nous voulions voir où l’eau sortait, pour ensuite créer une jolie mare.
Oui, mais voilà : l’eau s’est mise à sourdre sans discontinuer, et au bout de quelques heures, elle avait presque rempli la mare ! Heureusement, le conducteur du tractopelle avait bien tassé les berges avec l’argile du trou, donc tout a tenu !
Très vite, la mare s’est remplie de vie : dytiques, gerris et gyrins, grenouilles demoiselles et libellules, salamandres et tritons !
Niveau végétation, c’était un peu l’anarchie, alors nous avons implanté quelques végétaux pour oxygéner et filtrer l’eau :
Ce que ça donne d’un peu plus loin (avec un joli petit ponton au-dessus de l’écoulement du trop-plein) :
Au bout de deux ans, nous avons creusé la deuxième zone marécageuse pour créer la « petite mare », juste à côté du potager, histoire de nous servir de son trop-plein pour arroser les légumes.
Sous cette petite mare, nous avons placé deux cuves de récupération de 1000 litres, (avec une petite terrasse pour cacher le tout) qui mettent en réserve le trop-plein, et qui permettent l’arrosage du potager. Leur propre trop-plein rejoint deux petits bassins successifs qu’on devine sur la photo de droite, juste avant le gros saule sauvage.