Les protocoles hospitaliers (1/16) : le déclenchement
par Camélicot · Publié · Mis à jour
La vérité crue, c’est qu’hélas, la plupart des procédures hospitalières visent moins à faciliter la progression du travail qu’à constituer un dossier légalement défendable en cas de problème…
Il existe deux manières d’appréhender la grossesse et l’accouchement :
L'approche physiologique
L’approche physiologique est centrée sur la femme : c’est elle qui accouche, elle n’est pas « accouchée ».
On reconnaît l’étroite connexion qui existe entre l’esprit et le corps, et surtout le pouvoir des femmes à donner la vie naturellement, comme faisant intrinsèquement partie d’elles.
Dans cette perspective, on considère que les émotions de la femme ont un impact très réel sur le bien-être du bébé. Cette approche met donc en avant l’importance de l’empathie et de la réassurance au cours de la grossesse et de l’accouchement, comme moyens de minimiser les interventions médicales.
Elle n’impose pas de temps arbitraire pour l’accomplissement d’un processus physiologique. Lorsqu’on ne cherche pas à ce que le travail s’inscrive dans une durée préétablie, il suit son propre cours, sans heurt…
La recherche montre que 85 à 95% des grossesses normales, envisagées par l’approche physiologique, se concluent par une naissance sans AUCUNE intervention médicale, que ce soit l’injection d’un médicament, l’utilisation d’instruments ou une intervention chirurgicale d’aucune sorte.
L'accompagnement périnatal technico-médical
L’accompagnement périnatal technico-médical pense le corps de la femme comme une machine pleine de défaillances et de défauts.
La grossesse et l’accouchement sont donc envisagés sous l’angle de la maladie qui, pour ne pas être dommageable pour la mère ou l’enfant, doit être accompagnée d’interventions médicales jugées nécessaires pour tout accouchement. L’accouchement n’est d’ailleurs considéré sans danger que deux heures après la délivrance !
D’après ce modèle, le travail doit se conclure par la naissance du bébé dans les 24 heures qui suivent son début. La femme qui accouche est le plus souvent couchée sur le dos, branchée à un monitoring fœtal, une perfusion intraveineuse et un tensiomètre. Boire ou manger sont interdits pour ne pas compromettre une éventuelle anesthésie générale. La douleur du travail est souvent considérée comme inacceptable et le recours à l’analgésie péridurale est plus qu’encouragée, parfois même imposée. L’épisiotomie de routine fait partie du protocole, ainsi que l’injection d’ocytocine de synthèse pour accélérer le travail. Le déclenchement est récurrent, la césarienne sera souvent proposée au moindre doute.
Dans ce schéma, ce n’est plus la femme qui accouche, mais le médecin ou la sage-femme qui accouche sa patiente ! La future maman devient passive, presque comme un objet inerte, représentant même un danger potentiel à l’arrivée du bébé.
Dans cette série d’articles, nous allons étudier les différentes interventions souvent effectuées en routine à l’hôpital. Pour commencer : le déclenchement…
Raisons invoquées pour le déclenchement
- Terme dépassé
- Bébé risquant d’être trop gros
- Grossesses à risque
- Ou juste convenance personnelle !
A savoir
- Selon les pays, le calcul du terme est différent… Une femme sera donc déclenchée plus tôt qu’une autre selon qu’elle habite au Canada, en Belgique ou en France !
Aux Etats-Unis, 48% des bébés admis à l’unité de soins intensifs en néonatalogie sont nés suite à une « admission élective pour accouchement », terme savant inventé pour désigner les accouchements et césariennes programmés pour dépassement de terme théorique (la prématurité étant la principale cause de décès des nouveau-nés) alors que les bébés se retrouvent en fait… en situation de prématurité ! - Le calcul du début de grossesse, donc du terme théorique, est soumis à caution… Combien de femmes SAVENT que le bébé ne peut pas avoir été conçu à la date donnée par les médecins ? Selon Carl Jones (« Mind over labor », 1987), le calcul du terme théorique ne se révèle exact que dans 5% des cas.
- Le déclenchement est effectué par injection d’ocytocine de synthèse, avec tous les dangers que cela suppose (voir l’article à ce sujet)
Pour le déclenchement, certains hôpitaux utilisent encore le Cytotec (misoprostol, utilisé pour traiter les ulcères de l’estomac, ingrédient principal de la pilule du lendemain, qui entraîne l’utérus à se vider de son contenu, de façon imprévisible et parfois violente), dont le fabricant Serle n’approuve pas l’utilisation de ce médicament dans ce but. En aucun cas le déclenchement du travail n’est une indication du Cytotec ! Son usage pendant le travail peut induire une tétanie de l’utérus, ou une contraction permanente amenant mort fœtale, rupture utérine, hémorragie de la délivrance, ou mort maternelle (en amenant le liquide amniotique à passer dans le sang maternel : embolie amniotique).
(Marsden Wagner, « Cytotec induction and off-label use », 2003)
(article du Monde : http://liliahassaine.blog.lemonde.fr/2013/02/21/le-cytotec-un-antiulcereux-utilise-pour-declencher-des-accouchements/)
Le déclenchement est l’une des causes principales de césariennes (interventions en cascade). Le Dr Robert S. Mendelsohn écrit « un travail déclenché par le médecin peut se terminer en césarienne, car un bébé qui n’est pas prêt à sortir présentera naturellement une plus grande détresse au monitoring fœtal, détresse provoquée par le fait d’être appelé à sortir prématurément. »
Déclencher naturellement le travail
Les bébés venant au monde lorsqu’ils sont prêts, je ne pense pas qu’il soit réellement bon de déclencher le travail s’il n’y a pas de détresse fœtale, même en cas de dépassement de terme.
Mais parfois, la pression du monde médical est grande, et l’on souhaite accélérer le déclenchement de l’accouchement. Dans ce cas, on peut utiliser des méthodes naturelles :
- Acupuncture
- Plantes médicinales
- Activité sexuelle
- Massage du col de l’utérus avec de l’huile d’onagre
- Stimulation des mamelons (qui entraîne la libération massive d’ocytocine) :

Une experience de OUFFFF en PMA français. Je vous jure, je n’aurai jamais pu immaginer ça ! On était déjà parents d’un enfant de 5 ans lors de cette décision d’avoir le deuxième. Mais quelquechose n’aller pas. On essaye un mois, deux mois, six mois. Rien ! On a changé la nutrission, tout hyper équilibré. Aucun effet, déjà un an des tentatives. Et ok, voilà que notre couple va consulter chez un spécialiste à Paris. Après avoir fait tous ces analyses de fertilité pour avoir la conclusion médicale. Non seulement les attentes pour chaque analyse sont longues et affreuses, mais le pire est d’apprendre votre infertilité…Son existence génante.
Le problème n’était pas aussi grave que ça au début. Les examinations ont montré une anomalie du spermogramme. Mesdammes, quel drame on a vécu après la conclusion du médecin. Mon mari était tellement triste. Il se sentait coupable et oppressé. J’ai eu la peinne de le soulager.
Comme solution le gynéco nous a recommander une insémination artificielle. Au début mon mari n’a pas voulu recourrir à la procréation médicale. Peut etre à cause du résultat des analyses. En tous cas il m’a dit qu’on doit prendre notre temps à refléchir. On a essayé l’adoption. Mais notre candidature a été vite rejeté, parce que nous avons déjà un enfant. Je ne comprends pas ce refus, il me semble que pour l’enfant c’est plus facile d’integrer dans la famille s’il n’est pas seul. Ben, la décision est définitive.
Le sujet du deuxième bb était du genre tabou. Pendant plus ou moin trois mois après le refus de la commission d’agrement. Pourtant je n’arrive pas à abbandoner cette idée. Souvent l’envie d’enfant est trop fort est inoubliable. Au fait, qu’est ce qui me sépare de ma seconde maternité? Une simple IAC?Ben alors je m’y lance. Je cassais les oreilles à mon chéri, heureusement pas trop longtepms. Car en réalité notre envie d’enfant est mutuel.
On a recontacté notre médecin spécialiste en expliquant que oui, bon on est pret pour IAC. Donc il nous a mis au protocol. On a passé la procédure sans souci. Cela pouvait etre une belle expérience, mais ça a mal tourné à la fin.
Voila, le jour de pds 1 arrive. Je pars dans la clinique pleinne d’espoire. Le delai d’attente presque fini. L’infirmière m’a pris du sang pour l’analyse de HGC. Le test était positif, ma grossesse fut confirmée. Je me sentais tellement contente. Je sentais une nouvelle vie grandir en moi. C’est magique de resentir le liaison entre toi et ton tout petit bébé. Et les séances d’echo ont été des moments magnifiques.
Mais la 8 semaine de grossesse le coeur du bb s’est arreté… On ne sait pas pourquoi. J’ai le choc. Je sais plus ce qui se passe. J‘ai l’impression d’avoir perdu ma propre vie… Euh, le gynécologue a refuser de faire tout de suite le curetage. Donc il me prescrit le cytotec. 2 par voie vaginal et encore un le jour suivant. J’ai saigné et j’ai eu des contractions mais pas trop fortes.
Ce n’est pas sorti. Donc on augmente le dosage. Et le médecin m’a prévenu des douleurs attroces. Comme si les précedents ne me suffisaient pas. Le premier jour c’était vraiment vraiment horrible ! J’ai saigné énormement. Mais le jour suivant après que j’ai finit le dosage préscrit le cauchemar est arrivé. Vers le soir je me suis senti très mal, plus que jamais pendant tout ce temps. Les douleurs m’ont litérallement coubré. Je me suis allongé par terre. Heureusement que tout est arrivé à la maison et que mon mari était là. J’ai perdu conscience.
Je me suis reveillé en urgence. Des saignement ont été trop forts et il n’y avait autre solution qu’une opération urgente. Sinon j’aurais perdu trop de sang. Après cet accident je ne peut plus porter l’enfant. Oui j’ai mes ovocytes, mais ça ne sert à rien. Puis que chez nous c’est possible de traiter l’infertilité causé par l’absence des ovocytes. Mais en ce qui concerne l’infertilité où la femme ne peut pas porter l’embryon il n’y a aucune rimède.
Lorsque je me suis rendu compte de tout ce qui c’est passé j’ai eu un choc. J’ai pu mourir ! Et ma famille ? Ahhhh…. C’est horrible ce qui peut arriver en pma français.
Et que dois-je faire maintenant ? Aller dans une des cliniques étrangers ? Et franchement je m’en fou que les cliniques étrangres évoquent des polémiques chez nous. Souvent ils ont des traitements beaucoup plus éfficaces!