Vous l’aimez ? Ne lui offrez pas de fleur !

Et oui, les fleurs coupées sont une véritable plaie pour la planète… Comment de si belles et délicates oeuvres de la nature pourraient-elles se révéler aussi perverses, me demanderez-vous ? Tout simplement depuis que l’homme s’en est mêlé… comme souvent.

Une petite explication ? Une fleur est composée d’eau aux deux tiers. Ainsi, le volume d’eau qu’un exportateur de fleurs envoie chaque année en direction de la seule Europe couvrirait les besoins annuels d’une ville de 20 000 habitants.
Prenons comme exemple le Kenya, premier fournisseur, devant Israël, des fleurs coupées d’Europe. En période de sécheresse, les « usines » astreintes à des quotas de production pompent le lac Naivasha. Situé au Sud des monts Aberdare, celui-ci est un véritable sanctuaire pour le gibier d’eau douce ainsi que pour les hippopotames, grâce aux papyrus qui y poussent.
A cause de ce syphonnement, des générations entières d’oeufs de poissons sont aspirées et détruites. L’eau qui retourne en retour dans le lac est saturée du complexe de produits chimiques qui permet à une fleur d’arriver à Paris, Rome ou Madrid en parfaite condition de fraîcheur.
Le lac Naivasha se trouve quant à lui véritablement détruit par toute cette chaîne de production. Les nitrates et les phosphates rejetés par les serres permettent aux jacinthes d’eau, extrêmement gourmandes en oxygène, de se développer en surface et d’envahir les berges du lac, asphyxiant par là-même les papyrus nécessaires à la faune locale.
Quant au DDT et à la dieldrine, deux insecticides extrêmement toxiques (d’ailleurs interdits depuis longtemps en Europe), ils se contentent de provoquer la mort de dizaines d’hippopotames, dont les cadavres en décomposition restent sur les rives, déversant là encore les dérivés toxiques qui les ont tués…

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Alors si c’est son anniversaire, sa fête ou si tout simplement vous voulez lui prouver votre amour, oubliez les fleurs coupées… Prenez sa main et allez vous promener dans la nature, trouvez des fleurs, des vraies, des sauvages, et passez un long moment à les contempler…

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