« Picture Study » : Giotto di Bondone
par Camélicot · Publié · Mis à jour
Le premier des artistes-peintres à la rencontre duquel nous sommes allés, c’est Giotto di Bondone.
Pour que les enfants apprennent à le connaître, j’ai utilisé la méthode de Charlotte Mason, l’étude d’œuvres, ou « picture study ».
Le premier jour, j’ai lu aux enfants le livre ci-dessous, qui raconte la jeunesse de Giotto et la façon dont Cimabue, grand peintre de l’époque, a découvert le talent de ce petit berger qui dessinait sur les rochers des personnages et des animaux plus vivants que les vrais…
Ensuite, nous partons à la découverte des œuvres de Giotto, à raison d’une par semaine, selon la technique de l’étude d’œuvre façon Charlotte Mason. Cette œuvre, après avoir été mémorisée, est affichée durant une semaine.
L’adoration des mages
Enfant, le petit Giotto gardait les moutons de son père. On raconte qu’un jour, Cimabue, un peintre célèbre, passa par là et vit Giotto dessinant sur une pierre avec du charbon. Il comprit immédiatement que Giotto avait du talent et demanda à son père de le lui confier comme apprenti à 12 ans.
Giotto reçut la meilleure formation possible pour une peintre. Un jour, alors qu’il était encore apprenti, il dessina une mouche sur le nez d’un visage peint par son maître. Celui-ci essaya de chasser l’insecte avant de comprendre qu’il avait été trompé par l’habileté du jeune garçon. Giotto essaiera de toujours mettre du réalisme dans ses peintures.
Cette habileté, Giotto ne l’utilisa pas que pour peindre. Un messager du pape vint un jour dans son atelier de Florence et lui demanda un échantillon de son art. Il pensait sans doute repartir avec un tableau. Mais Giotto prit une feuille, dessina un cercle parfait à main levée et tendit son dessin au messager. Quand le pape vit le cercle, il comprit que c’était l’œuvre d’un artiste hors pair.
Giotto est le premier à intégrer un point de fuite dans ses peintures, même si l’espace représenté est parfois ambigu.
Le baiser de Judas
La rencontre d’Anne et Joachim
Dans sa technique, Giotto di Bondone marque une rupture avec l’art gothique italien du Trecento (14ème siècle italien, mouvement de la Pré-Renaissance), passant d’une conception hiératique, symbolique et figée, à un certain naturalisme. Ainsi, il représente des scènes dans lesquelles l’accent est mis sur la communication entre les personnages et la perspective à un point de fuite, quoique l’espace représenté y soit parfois ambigu. Il met l’accent sur les relations entre les personnages.
Giotto a réalisé des peintures sur des panneaux de bois, mais il est surtout connu pour ses fresques. Le mot fresque vient de l’italien « fresco » qui veut dire frais. Une fresque est donc une peinture réalisée sur du plâtre humide : la couleur s’incruste plus profondément et s’abîme moins avec le temps. Mais cela veut dire qu’il faut travailler vite, avant que le plâtre ne sèche. Et il faut être sûr de soi, car rien ne peut être corrigé. C’est l’art de la fresque que Giotto a développé, en peignant notamment les fresques de la chapelle de Padoue, dont la Lamentation fait partie.
La déposition de la croix
Le don du manteau
Les démons chassés d’Arrezzo
Giotto a été le premier des peintres de la Pré-Renaissance, et il a marqué les débuts de l’humanisme (l’homme est placé au centre de l’univers et est maître de son destin).
L’influence de la peinture de Giotto va provoquer le vaste mouvement général de la Renaissance à partir du siècle suivant.
De sa femme, Ciuta di Lapo di Pela, Giotto eut 8 enfants.
Giotto a aussi été architecte : c’est à lui que l’on doit par exemple le campanile de la cathédrale de Florence.
C’est d’ailleurs dans la cathédrale qu’il sera enterré, à grande pompe, à sa mort en 1337…


Merci ce sont de superbes ressources, peux-tu préciser les activités proposées dans le dernier livre présenté ?
Collages, recherches de vignettes prélevées sur un tableau, comparaison de plusieurs images, proposition de peinture…