Mangez local et de saison !

Acheter des fraises et des tomates toute l’année dans les supermarchés est devenu une habitude bien trop répandue, surtout si nous prenons conscience de la provenance et des méthodes de production de ces fruits et légumes et de leur impact sur l’environnement. Pourquoi ne pas essayer de manger des produits locaux au rythme des saisons ? Plein d’avantages à la clé, pour nous et notre planète !Les fruits et légumes de saison
Il suffit de découvrir la liste des produits régionaux disponibles sur les étals de nos marchés durant le mois de septembre pour se rendre compte que le choix n’est pas restreint et que de succulentes recettes de saison sont prêtes à être mijotées dans nos cuisines. Recettes de grands-mères, de grands chefs ou d’humbles cuisiniers improvisés s’annoncent comme autant de moments de plaisirs pour nos papilles !

  • Les légumes:
    Artichaut, aubergine, betterave, brocoli, carotte, céleri, chou, chou chinois, chou-fleur, chou de Bruxelles, concombre, côte de bette, courge, courgette, épinard, fenouil, haricot, laitue, maïs, oignon, poireau, pomme de terre, radis, salades, tomate.
  • Les fruits:
    Framboise, mirabelle, reine-claude, mûre, myrtille, pêche, poire, pomme, prune, pruneau, raisin.

L’agriculture industrielle, un menu indigeste
Le système agroalimentaire actuel et son agriculture industrielle mondialisée ont des effets de plus en plus nocifs pour les consommateurs que nous sommes et l’environnement que nous tâchons tant bien que mal de préserver. De la trop grande utilisation de produits chimiques, de pesticides et d’additifs, entraînant la pollution des eaux et des sols, en passant par la culture transgénique et l’appauvrissement des terres causé par une agriculture intensive, notre ressource première, la terre, se meurt et offre à nos palais des aliments bien fades. Rajoutons à ces ingrédients un transport intensif des marchandises, soit une grande quantité d’émissions de gaz à effet de serre, ainsi que quelques tonnes d’emballages superflus et le plat final risque d’avoir un goût plutôt amer et indigeste.

Changer de menu ne tient qu’à nous en adoptant une position de consomm’acteur responsable, un geste à la portée de tout un chacun !

Réduire l’énergie grise
Consommer des produits régionaux revient avant tout à dépenser moins d’énergie grise, l’énergie nécessaire à la fabrication, l’emballage, le transport, le stockage et le recyclage de chaque produit. Une énergie invisible à l’achat mais qui représente près des 2/3 de l’énergie que nous consommons ! Plus le lieu de culture de l’aliment sera éloigné de son lieu de consommation et plus l’impact sur l’environnement sera important. Est-ce par conséquent raisonnable et nécessaire d’imposer des milliers de kilomètres à des produits que nous pouvons facilement trouver près de chez nous?
Si malgré tout vous ne pouvez pas vous passer de votre goût pour l’exotisme, vous pouvez faire le choix des produits labellisés Max Havelaar ou Marine Stewardship Council : le premier label assure que le produit provient du commerce équitable. Le second concerne les produits de la mer issus de pêcheries respectueuses de l’environnement.

Des produits qui ont du goût
Faire le choix d’une agriculture de proximité contribue aussi à consommer des fruits et légumes plus sains. Frais et cueillis à maturité, contrairement à leurs cousins venus de loin, ils gardent toute leur valeur nutritive et ont une teneur en vitamine et une saveur parfaites. Choisir ses légumes, parler et se faire conseiller par le marchand, en apprécier la fraîcheur, tester une nouvelle recette en cherchant l’équilibre parfait des saveurs, apprécier les plaisirs d’un plat mijoté à la maison, seul ou aidé de ses enfants et le partager en compagnie, cela fait partie aussi d’une alimentation saine et qui ne manque pas de goût ! De plus, préparer soi-même ses repas représente moins de gaspillage d’énergie. En effet, les repas précuits, surgelés puis réchauffés ont un coût énergétique majeur et perdent de leur valeur nutritive.

Une conscience écologique et sociale
Les produits locaux contribuent aussi à l’équilibre économique régional et permettent à une agriculture intégrée de survivre. Prendre conscience de la provenance des aliments achetés, c’est aussi prendre conscience de leur mode de fabrication et leur impact écologique, économique et social.

Les produits bio, un choix sain pour tous
Aux produits traditionnels, préférez les produits bio ! Un bon geste pour notre santé et celle de la planète…! Facile de les reconnaître en magasin : ils sont labellisés. Produits de manière respectueuse de l’environnement, les aliments bio nous offrent ce que la nature a de meilleur : des vitamines, des calories dispensées tout simplement par le sol et le soleil, et bien sûr la saveur. Ils ne risquent pas de contenir des résidus d’herbicides, de pesticides ou d’autres traitements chimiques dont les conséquences pour notre santé sont souvent mal connues, et contribuent à préserver un environnement sain, qui se régénère naturellement et permettra de produire chaque année des aliments de qualité.

L’agriculture contractuelle
Si vous ne possédez pas de jardin potager ou n’avez pas de temps pour cultiver vos propres fruits et légumes, le recours à l’agriculture contractuelle peut être une solution avantageuse. Moyennant un certain montant annuel vous avez la possibilité de bénéficier, plusieurs fois par mois, de paniers de fruits et légumes biologiques de proximité. Sains, diversifiés, de proximité et d’une fraîcheur indéniable, ils sont issus d’une production transparente et à un prix équitablement réparti.
Là je vais prêcher pour ma paroisse : à Mtez, il existel’association « Le Jardin de Condé »
1 avenue Leclerc de Hauteclocque
(03.87.52.30.79).
L’adhésion est de 25 euros par an, et le grand panier revient à 9 euros par semaine…

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