Petite réflexion sur mon alimentation
Il y a déjà quelques temps que je me suis tournée vers une nourriture végétalienne, pour les raisons que j’ai déjà énumérées.
Par la suite, j’ai continué mon introspection en décidant de ne plus consommer que des plats que j’aurais concocté moi-même. Donc :
– finis les surgelés
– finis les plats préparés (parce que oui, on arrive à trouver des plats tout prêts végétaliens)
– bonjour la cuisine imaginative !
Je me suis ensuite tournée vers les produits biologiques.
Et j’ai abandonné les grandes surfaces pour une petite épicerie biologique, dans laquelle je trouve de bons produits biologiques, de base.
Et ces derniers temps, je me penche de plus en plus sur l’origine des produits que je consomme.
Parce qu’une banane venue d’Afrique, même biologique, ça reste une catastrophe pour l’environnement.
Et certains produits, même biologiques, produits par des personnes exploitées à l’autre bout du monde,
ça reste aussi une aberration éthique.
Ce questionnement n’en est encore chez moi qu’à ses débuts. Mais j’y travaille, je m’attarde de plus en plus
sur l’étiquetage, pour savoir de quel coin de la planète vient ce que je consomme, et je vais consulter internet
pour avoir des informations quant à al façon de travailler des entreprises qui fournissent mes placards.
Concrètement, pour moi, et à l’instant T (vous avez d’ailleurs pu observer l’évolution depuis l’ouverture du blog)
– j’achète en boutique biologique des produits de base (céréales complètes, graines, légumineuses…) :
donc plus aucun surgelés dans mon congélateur
il me reste toutefois toujours une pâte feuilletée toute prête dans le réfrigérateur, au cas où…
– j’achète sur le marché, à un producteur bio, des fruits et légumes de saison, et surtout locaux :
plus de bananes (une ou deux fois par an, pour faire plaisir aux enfants)
je cherche pas mal de recettes sur internet, pour avoir quelques idées pour cuisiner les légumes
qui reviennent forcément plus vite sur la table quand on se cantonne à la production locale
(là il faut faire travailler l’imagination)
– je cuisine tout (ou presque) moi-même :
je fais mon pain,
je cuisine les biscuits des enfants,
si je veux un jus de fruits, je le fais moi (mixer, arme inégalée dans une cuisine !)
– je travaille sur le lieu de production de mes aliments. Par exemple :
j’ai arrêté le café
je n’achète plus qu’une tablette de chocolat par semaine, pas plus (j’en étais quand même à presque une
par jour !), et celui que j’achète, même s’il est plus cher, est biologique et issu du commerce équitable
mon riz est redevenu camarguais, même si je m’offre un peu de riz basmati de temps à autre…
– ce dont je n’arriverai pas à me passer :
le sucre (non raffiné, bio et issu du commerce équitable, mais venant de loin quand même)
le thé (bio et équitable…) : une tasse le samedi et une autre le dimanche, faut quand même pas bouder son
plaisir !
les épices (et là, oui, effectivement, ça vient souvent de très loin, et ma cuisine en est très friande… d’abord
parce que j’adore ça, ensuite parce qu’elles me permettent de diminuer la consommation de sucre et de
sel, enfin parce qu’elles sont de petites merveilles médicinales…Donc les épices, je ne m’en passerai
pas).
Ce qui m’amène à une petite réflexion toute bête :
lorsque je dis à quelqu’un que je suis végétalienne, que je consomme uniquement des produits bio et que je n’ai pas mis les pieds dans une grande surface depuis plus d’un an, on me renvoie souvent tous les clichés attachés à cette façon de vivre : des gens maigres, au teint jaunes, amorphes et revêches…
Ce à quoi je n’ai pas la moindre impression de ressembler (ainsi que tous les végé ou écolos-bio que je connaisse, d’ailleurs).
Pourquoi cette image ancrée dans l’imaginaire collectif ?
Peut-être parce que certaines personnes, attachées à leurs convictions, se sont laissées « bouffer ».
Personnellement, si un carreau de chocolat m’aide à avoir le sourire malgré certaines difficultés dans ma vie, eh bien je dis vive le chocolat, même s’il vient en bateau de je ne sais où.
Si les épices m’aident à avoir une cuisine que mes enfants aiment, vivent les épices du bout du monde !
Ce que je veux dire, c’est qu’il ne faut pas oublier que nous sommes des êtres d’affect.
Et qu’un petit plaisir une fois de temps en temps, ça fait du bien.
Alors si vous avez envie de manger de l’ananas à Noël, ne vous privez pas.
Mon menu à moi comportera des aliments qui viennent de loin. Ils seront biologiques et issus du commerce équitable, mais ils ne seront pas tout à fait écolos malgré ça.
Eh bien tant pis : grâce à ça, je ferai plaisir à ma famille, qui n’est pas habituée du tout à ce genre de cuisine.
Et peut-être que l’année prochaine, je pourrai en douceur leur amener des plats plus inhabituels, faits à partir de produits de saison et locaux.
N’oublions pas que Rome ne s’est pas construite en un jour, et qu’il faut avancer petit à petit, selon son propre rythme…
Passez tous de très joyeuses fêtes, en n’oubliant pas que la valeur principale, c’est la joie d’être ensemble et de partager
de bons moments !
Bonsoir, je vous lis depuis quelques semaines maintenant, avec plaisir. Votre post d’aujourd’hui est une réflexion très saine, très équilibrée, je tenais à vous le dire. Le bonheure réside souvent dans l’équilibre, je pense. Essayer au plus de manger, bio, local et équitable; avec des exceptions parfois, pour se faire plaisir aussi (car on se fait plaisir en mangeant bio, n’est-ce pas, ce n’est pas qu’une série de contraintes !!). Le commerce international ne va aBonne continuation
Merci beaucoup, Anne-So !C’est ce que je pense aussi : notre alimentation, c’est ce sur quoi nous nous construisons… Et nous devons donc savoir nous faire plaisir grâce à ce que nous trouvons dans notre assiette : le plaisir, c’est essentiel pour être heureux et communiquer la joie de vivre.Parce que ce n’est pas en étant triste que nous ferons passer nos messages.Alors vive la vie, et vive le plaisir dans l’assiette ! ! !.
Quel intéressant article. IL est vrai que les gens ont souvent une image un peu péjorative des végétaliens (plus que des végétariens, j’ai l’impression). Personnellement, je ne suis ni l’un ni l’autre, mais depuis quelques temps, je mange moins de viande (il n’y en a jamais dans le réfrigérateur) et plus de légumes, que j’achète quand même en grande surface, par manque de temps. J’ai cependant des amis et collègues végétaliens qui m’apprennent beaucoup :-)Du moment que l’on est bien avec ce que l’on mange … Je dois dire que je me sens mieux depuis quelque temps. C’est vrai que c’est du temps en plus (c’est tellement plus facile d’ouvrir une barquette que d’éplucher un topinambour …) mais j’essaie de prendre ce temps quand même. Je ne me prive pas non plus de ce que j’aime (chocolat, thé, yaourts ou autres saloperies :-)). En tous cas, Fée Coquelicot, continue ton combat pour l’alimentation végétalienne. Je ne connais pas exactement tout ce qui la concerne, mais du moment qu’une alimentation n’apporte pas de carence ni de frustrations, c’est le principal ! Fi des réflexions ! à bientot !
Merci pour tes commentaires, chère Messaline…
Ce que je pense, c’est qu’une alimentation, tant qu’elle est menée en connaissance de cause (eh oui, on ne s’improvise pas végétalien du jour au lendemain sans risquer des careces), n’est bonne que
si elle n’apporte pas de frustration !
Quel serait l’intéêt d’une hygiène alimentaire impeccable, si on se sent privé à longueur de repas ?
Alors que chacun soit libre de ses choix alimentaires, que chacun soit informé correctement des implications, et qu’il puisse être soutenu comme il se doit par les professionnels de santé, sans
jugement.
Alors faisons avancer les consciences et les mentalités !
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