Portrait du Dr Catherine Kousmine
Ceux qui l’ont cotoyée se souviennent d’une femme au contact plutôt froid cachant une grande sensibilité.
Les événements difficiles auxquels elle fut confrontée toute sa vie ne sont sans doute pas étrangers au caractère bien trempé qui est le sien… A une époque où les femmes scientifiques sont très rares, elle travaille pour payer ses études de médecine !
La mort de deux de ses jeunes patients, emportés par un cancer, la marque à vie : comment peut-on fabriquer une tumeur ? Elle décide d’étudier le cancer, non pour le détruire, comme on el faisait alors, mais pour le comprendre.
Dans son appartement, elle examine des souris porteuses de tumeurs mammaires spontanées. Le hasard lui fait découvrir un epremière clé de la maladie : pour des raisons d’économie, elle a remplacé la nourriture habituelle des animaux par du pain rassis, des légumes, du blé naturel et non traité. Le taux de cancer tombre de 50 % ! ! !
elle explique : « il me fallut des années pour comprendre que le facteur qui avait protégé du cancer les […] souris, était le facteur « vie« , présent dans le blé, [une céréale alors non modifiée par des produit sindustriels] et que ce facteur était indispensable à tout être vivant ».
C’est ainsi qu’elle pressentira le lien entre développement des produtis raffinés après la Secnode Guerre Mondiale et l’augmentation des maladies dégénératives.

La deuxième clé de sa future méthode lui est dictée par son bon sens : elle constate qu’à la fin de la guerre, tous les rpix de denrées alimentaires ont augmenté, sauf celui de l’huile. Intriguée, elle se rend compte que les pressions se font désormais à chaud, ce qui modifie les acides gras.
Et si l’augmentation du taux de cancer était aussi lié à ça ? Petit à petit, Catherine Kousmine teste tout ce que les hommes mangent sur les souris : margarines, sucre blanc, vitamines…
Elle en déduira non seulement que l’alimentation joue un rôle important dans l’apparition et la guérison d’une maladie, mais surtout que la flore et la muqueuse intestinales jouent un rôle protecteur central.
Elle mettra au centre de sa thérapie une réforme de l’alimentation, réhabilitant la consommation d’oméga 3 contenus dans les huiles pressées à froid, de fruits et légumes frais, des produits non raffinés, avec éventuellement complémentation en vitamines et oligoéléments.
En 1949, ses amis lui envoient un cancéreux. Les médecins lui donnaient tout au plus un an, elle lui sauvera la vie.
Suivront des patients atteints de sclérose en palque, de polyarthrite aigue, de maladie de Crohn, et même de sida.
Pourtant, les réactions hostiles de ses confrères ne se font pas attendre, elle est vivement attaquée par les oncologues, les neurologues, reniée par la plupart des médecins généralistes et la presse médicale.
Elle attendra plus de 2 ans pour oser parler à nouveau ouvertement. Elle partage alors le résultat de ses recherches avec des médecins plus ouverts, à l’instar du Dr Bondil. Elle en formera plus de 80.