Les plantes anti-inflammatoires
par Camélicot · Publié · Mis à jour
Dans la série sur les 12 simples à ne pas manquer, après les plantes qui stimulent le système digestif et celles qui donnent un coup de pouce au système respiratoire, voici celles qu’il faut avoir dans ses placards pour leur statut anti-inflammatoire…
Qu’elle soit d’origine rhumatismale, musculaire, tendineuse ou métabolique (comme pour la « goutte » par exemple qui traduit un excès d’acide urique), ou encore survenant suite à une blessure, l’inflammation est une réaction de défense de l’organisme.
La phytothérapie dispose du capital antioxydant des végétaux pour réduire les réactions antiinflammatoires, mais sans les effets secondaires bien souvent importants des médicaments qui ont le même pouvoir. On trouve notamment 3 grands classiques, qui vont être présentés tout-de-suite.
La feuille de cassis, en phase aigüe, est à la fois antiinflammatoire et analgésique. Elle agit un peu comme un anti-rouille, grâce aux effets antioxydants notamment de ses flavonoïdes et de ses autres polyphénols.
En cure d’attaque, donc :
–> faire infuser 1 cuillère à soupe par bol pendant 10 minutes, et boire 3 à 4 bols par jour.
En cure régulière de trois semaines, pour lutter contre les rhumatismes dégénératifs, les débuts d’arthrose, les douleurs articulaires et la « goutte » :
–> boire une tisane par jour.
Ses propriétés calmantes, antidouleur et cicatrisantes en font une plante de choix pour les premiers soins.
Par voie interne, l’aloé véra est indiqué dans les états de fatigue, de carences, et les désordres intestinaux.
En pratique, il faut tâcher de se procurer la bonne espèce d’aolès, qui peut se trouver sous trois appellations :
– Aloe vera
– Aloe barbadensis
– Aloe vulgaris.
Il faut attendre environ 4 à 5 ans d’âge pour récolter le gel. Le procédé consiste à couper une feuille extérieure et à la laisser sur un support pendant quelques pinutes pour que le latex s’échappe de l’écorce. A utiliser immédiatement.
Allez, tous à vos pots de fleurs, on prépare le terreau pour l’Aloé !!!
La reine-des-prés a fourni quant à elle un des médicaments les plus utilisés aujourd’hui : l’aspirine. On a recours à cette plante en cas de crise douloureuse pour son action rapide :
–> Verser 1 cuillère à soupe par bol dans une eau frémissante, laisser infuser 10 minutes. Boire 3 à 4 bols par jour, entre les repas.
En traitement de fonds, l’ortie piquante est une panacée : elle est dépurative et diurétique. Elle draine ainsi toutes les toxines hors de l’organisme, notamment les dépôts de cristaux et graisse responsables de goutte et d’artérite.
–> Faire infuser une cuillère à soupe de feuilles par bol, pendant 10 minutes. Boire 3 à 4 bols par jour.
Une plante comme la camomille allemande est également efficace contre les rhumatismes. Mais il faut la réserver aux usages externes, dans un macérât d’huile par exemple.
L’écorce de saule dispense des dérivés salicyliques, inhibiteurs de la douleur et anti-inflammatoires pour les affections articulaires.
Quant au curcuma, il présente aussi de puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, en plus de nombreux autres bienfaits.
Synergie :
– feuille de cassis + reine-des-prés : ces deux plantes s’associent pour augmenter leur efficacité en période de crises douloureuses.